Villes & Villages des Alpes-Maritimes…

Vallée de la Vésubie...

Belvédère

Belvédère, comme la plupart des villages de la vallée, et en particulier Roquebillière au fond de la vallée de la Vésubie, est durement touché par un tremblement de terre en 1564. Suivent les tremblements de terre de 1566, faisant 80 morts, du 20 juillet 1564, détruisant la moitié des habitations, et du 15 janvier 1644.

La maladie frappe aussi, la peste en 1629 et le choléra à Belvédère et à Roquebillière en février 1764. En 1751, un incendie ravage une grande partie du village.

En 1947, le territoire communal retrouve ses limites primitives qu'il avait perdues en 1860, par le traité de Turin, au bénéfice de l'Italie. En effet entre 1860 et 1947, la frontière italienne descendait dans la vallée de la Gordolasque sous le hameau de Saint-Grat. À la suite du traité de Turin, la frontière est replacée sur la crête alpine constituant la ligne de séparation des eaux entre le Piémont devenu italien et l'ancien Comté de Nice devenu français.

Source : www.wikipédia.org
Bollène-Vésubie (La)

Le site de La Bollène-Vésubie est connu dès l’Antiquité, comme en témoignent les documents médiévaux appelant le premier castrum du terme « ligure » ABOLENA (racine B-L).

Des traces de croyances païennes se retrouvent encore dans les légendes locales, racontant l’histoire des fées, habitant dans les roches gypseuses de l’éperon du village. L’assimilation des cultes chtoniens par les premiers évangélisateurs de ces lieux rappelle leur présence.

Castrum avéré au XIIIe siècle, le village connaît alors les affres des grandes guerres de reconquêtes françaises (depuis Romée de Villeneuve jusqu’aux volontaires des armées Révolutionnaires).

En 1564, on note la destruction du village par un violent tremblement de terre. En 1700, par lettres patentes du Duc Victor Amédée II rendues le 21 septembre, La Bollène-Vésubie obtient d’être considérée comme son propre seigneur et la communauté se voit ainsi décerner la dignité comtale. En 1705, c’est l’occupation par les troupes françaises de Louis XIV et les pillages se renouvelleront en 1744 et 1747 lorsque la Vallée de la Vésubie sera envahie par les Français et les Espagnols en lutte contre les Savoyards et les Autrichiens…

Juchées à la confluence des vallons restés italiens après 1860, les tensions politiques du début du XXe siècle obligèrent l’Administration militaire à y installer le cœur du réseau défensif de la ligne Maginot des Alpes méridionales (Flaut).

Depuis l’annexion, La Bollène est devenue une véritable station climatique de moyenne montagne, courue par les aristocraties italiennes et anglaises, bientôt imitées par les niçoises et françaises. Le tramway desservait la station, mais fut remplacé par l’autobus dès le début des années 1930.

Sources : www.wikipédia.org  
Lantosque

La légende attribue la fondation de Lantosque à un guerrier étrusque, ou plutôt osque. À une époque qu’on ne peut préciser, celui-ci aurait envahi le pays à la tête d’une bande d’aventuriers. Il s’y serait installé malgré la résistance des peuplades ligures qui l’habitaient. Après les avoir vaincues sur le plateau du « Camp d’Aule » il aurait planté sa lance sur le lieu du combat en signe de prise de possession et il y aurait bâti un village qui, en mémoire de ce fait, prit le nom de « Lancia d’osca », puis de « Lan d’osca » et de « Lantosca ».

Il s'agit d'une légende. Plus sérieusement et selon les auteurs, Lantosque viendrait de « Lan », racine celtique signifiant : endroit consacré au village à laquelle s'ajoute le suffixe ligure « usca » que l'on trouve ailleurs en ascu, oscq, ascq. Ou bien il s'agirait d'une racine d'origine ligure « Osc » ou « Asc » indiquant une hauteur.

Cette cité se serait dressée au-dessous d’un petit lac où le torrent du « Riol » prenait sa source. À la suite d’un tremblement de terre le lit du lac s’entrouvrit, produisant d’énormes éboulements. La bourgade osque primitive fut détruite et ses habitants s’installèrent sur un rocher de la rive droite. Lantosque était au Moyen Âge, le village le plus important de la vallée et la capitale de la Vésubie, qui portait alors son nom. Il était un fief de la famille des Tournefort, Pierre de Tournefort en a été investi le 6 mars 1271. Le fief tombé en déshérence est racheté comme beaucoup d’autres par Jean Ribotti le 30 décembre 1699, qui le revend à Lazare Riccardi d’Oneglia le 18 janvier 1701, vente confirmée par le Roi le 15 février suivant qui lui octroie le titre de comte de Lantosque.

Source : www.wikipédia.org  
Roquebillière

Le village connaît divers désastres comme les tremblements de terre en 566, en 614, des glissements de terrain en 1564 et 1926, des crues de la Vésubie qui, comme en 1094, en 1743 et 1789, emportent une partie des maisons. Le 23 juin 1494, un « horrible tremblement de terre » bouleverse les vallées de Roquebillière et de Lantosque.

La reine Jeanne avait d'abord désigné comme héritier Charles de Duras en 1372 puis Louis Ier d'Anjou, en 1380. Après le meurtre de la reine Jeanne, les deux branches de la maison d'Anjou s'affrontèrent en Provence. Le fils de Charles de Duras, Ladislas, nomma le 19 octobre 1387 Jean Grimaldi de Bueil lieutenant du roi et gouverneur, puis sénéchal le 14 avril 13881. La commune a fait reconnaître ses privilèges le 9 avril 1388.

La faiblesse de Ladislas de Naples, les défections de l'ancienne noblesse de la Provence orientale au profit de Louis II d'Anjou va amener les communes situées à l'est du Var, sur les conseils de Jean Grimaldi à accepter le comte de Savoie, qui venait d'intervenir pour prendre le contrôle de la vallée de l'Ubaye, comme nouveau suzerain.

Barcelonnette avait reconnu le comte de Savoie comme suzerain le 12 septembre. Amédée VII de Savoie est à Saint-Étienne-de-Tinée le 15 septembre, à Saint-Martin-Vésubie, 23 septembre. Il fait une halte à l'Escarène puis se rend à l'abbaye Saint-Pons, aux portes de Nice, le 27 septembre. Le 28 septembre 1388, à la suite de la guerre de succession de la reine Jeanne, Nice fit sa dédition. Roquebillière, comme les autres communes de la rive gauche du Var, va se placer sous la souveraineté de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie et constituer les nouvelles terres de Provence avant de devenir le comté de Nice. Pendant son séjour à Nice, le comte de Savoie a reçu l'hommage de la viguerie de Sospel, d'Utelle, de Tournefort, de la vallée de Massoins et a acheté le château de Gattières. Le 29 octobre il reçoit le château d'Èze. Sur son chemin de retour, le comte reçoit l'hommage de Puget-Théniers, le 3 novembre.

Les troupes françaises occupent le village de 1691 à 1696, puis de 1706 à 1708. La peste y arrive en 1764. La commune, pro-française, devient chef-lieu de canton durant la période révolutionnaire lorsque la France s'empare du comté de Nice en 1796. Elle devient définitivement française en 1860 par un vote pour le rattachement de 503 oui et 24 abstentions.

Malgré l'exode rural, la population de Roquebillière est restée relativement stable.

 

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Saint-Martin-Vésubie

Érigé sur les bords d'un plateau glaciaire, le village apparaît dans l'histoire dès le XIIIe siècle, mais son site est occupé depuis la plus haute Antiquité (romanisation d'une population autochtone au Ier siècle avérée).

Au XIIe siècle, le village est mentionné sous le nom de Saint-Martin-de-Lantosque. Il s'est construit autour d'un prieuré fondé à l'abbaye de Saint-Dalmas-de-Pedona Borgo San Dalmazzo. Les Templiers administrent le sanctuaire de Fenestre jusqu'à leur arrestation.

Le castrum médiéval s'étend progressivement le long de la falaise surplombant le vallon de la Madone, sur laquelle s'étire la grande route du Sel gagnant le Piémont depuis le port de Nice. Au Moyen Âge, la communauté de Saint-Martin est dotée d’un consulat.

Dans la réorganisation administrative du comté de Provence opérée en 1307 par Charles II, Saint-Martin fait partie de la «vicaria comitatus Vintimilli et vallis Lantusce». Cette partie du comté comprend Sospel, Saorge, Breil, Pigna, La Roquette, Peille, Lucéram, Belvédère, La Bollène, Lantosque, Utelle, Roquebillière, Saint-Martin, La Tour et Valdeblore4.

Le 25 janvier 1470, un incendie consume une grande partie de la ville, ses fabriques de draps et ses entrepôts de marchandises. Les pertes sont évaluées à 160 000 florins d'or.

Jérôme-Marcel de Gubernatis, président du Sénat de Nice, obtient en 1684 l'inféodation du fief de Saint-Martin. Devant l'opposition de la population, cette mesure est annulée dans l'année.

En septembre 1792, les troupes françaises franchissent le Var. La noblesse, les institutions niçoises et les émigrés quittent la Ville dans la précipitation. Les troupes sardes se retirent et établissent leur ligne de défense sur les hauteurs autour de Breil-sur-Roya, Saorge et le massif de l'Authion. Le commandement de l'armée sarde a été confié à Charles-François Thaon de Revel. Les troupes françaises entrent dans Saint-Martin-Lantosque (ancien nom de Saint-Martin-Vésubie) le 2 mars 1793. Les troupes sardes reprennent la ville en août mais doivent la céder aux Français en avril 1794. Charles-François Thaon de Revel prend l'offensive en 1795, mais les troupes sardes commandées par Bonnaud sont battues par les troupes françaises commandées par le général Garnier. Bonnaud est tué au cours des combats autour de Saint-Martin-Vésubie. Le général Garnier a organisé la lutte contre les barbets en 1800-1801.

La commune devient définitivement française en 1860 mais perd une partie de son territoire qui devient italien (dont le vallon de la Madone de Fenestre), qui ne lui sera restitué qu'en 1947 (traité de Paris).

Source : www.wikipédia.org  
Utelle

Lieu de passage au XVe siècle de la route du sel depuis Hyères vers Borgo San Dalmazzo. L’histoire d’Utelle a toujours été liée à celle de Nice et de son Comté. Nous retracerons donc brièvement l’histoire du comté, et nous efforcerons de voir les aspects propres à Utelle : Légende de la Reine Jeanne, Prise du Brec d’Utelle par Masséna, révolte des Barbets.

Les Ligures - le site est déjà peuplé à l’âge de bronze par les « Vesubiani » qui occupent la vallée et tirent leur nom de la rivière. Ils construisent des castellaras, oppidums protégés par de gros blocs de pierre, pour eux-mêmes et leurs troupeaux.

Les Romains - après la domination romaine, Utelle devient un carrefour du commerce vers la Durance.

Le comté de Provence - période d’insécurité et de guerre, Utelle affirme sa soumission au Comte de Provence devenu roi de Naples. La Reine Jeanne confirme le privilège de porter des couteaux de longueur non limitée, d’où le surnom des Utellois « les couteliers ». À 17 ans Jeanne commence un règne truffé d’extravagance et de rebondissements.

Le duché de Savoie - lors de la dédition (rattachement) de Nice à la Savoie en 1388, Utelle rend hommage aux comtes de Savoie.

La Révolution - Au cours de la guerre entre les Français et les austro-Piémontais, les Français occupent le Comté de Nice.

Plusieurs batailles ont lieu dans l’arrière-pays, à Utelle on note l’exploit de Masséna qui réussit à faire installer des canons sur le Brec d’Utelle pour bombarder Utelle et la Madone.

Les Barbets, mi-résistants mi-bandits, mènent la vie dure aux soldats français.

Les habitants en 1860, souhaitent une réunion du Comté à la France. Utelle : 694 oui, 0 non.

La période contemporaine - depuis 1860, Utelle suit l’histoire de la France avec le développement du département. La route de la Vésubie par Levens et Duranus en 1864.

Le percement de la basse vallée ne se fait qu’autour de 1900 avec l’idée d’un chemin de fer TNL (Tramway de Nice et du Littoral). La jonction Plan du Var – Saint-Jean-la Rivière est achevée en 1893. La première voiture (camionnette avec jantes en fer et pneus pleins) atteint Utelle en 1912.

Concurrencé par l’automobile, le tramway s’arrête en 1928. Cette période est surtout marquée par l’exode rural : 2400 habitants en 1860, 500 en 1960.

Source : www.wikipédia.org    
Valdeblore

L'histoire de Valdeblore est connue dès le début du XIe siècle :

Le premier seigneur de Valdeblore a pour nom Rostaing (ou Rostainy) de Thorame. Il a deux frères, Aldebert qui a des possessions dans le nord des Alpes-Maritimes et dans la vallée du Verdon, et Abellon, comte d'Apt. L'historien niçois Caïs de Pierlas avait montré qu'ils étaient les fils de Garac, lui-même descendant de Grifo, comte de Glandèves dès 950. Rostaing de Thorame apparaît en 1009 dans une donation à l'église Sainte-Marie de Moustiers d'un manse à Thorame. Il a épousé une fille du vicomte de Nice qui lui a apporté en dot le fief d'Aspremont. Ils ont eu un fils, Rainart.

En 1056, Rainart Rostaing, sa femme Adalaxia, ses fils Feraud, Guillaume et Pierre, donnent les trois églises de Puy-Agut sur le territoire de Thorame-Basse à l'abbaye Saint-Victor de Marseille.

En 1060, Les mêmes vendent à l'abbaye Saint-Dalmas de Valdeblore un jardin, un pré, des hommes, des moutons du troupeau seigneurial, des droits de pâturage sur le pré d'Aspremont. On voit dans l'acte de vente la première mention d'un prieur de Saint-Dalmas de Valdeblore, Alemanus monachus.

Vers 1060, Le chartier de l’abbaye Saint-Pons de Nice, Rainart Rostaing fait une donation d'un territoire alpestre bordé au nord par des cimes jusqu'au ruisseau qui sort de la montagne de Salèze puis allant à l'est jusqu'à la Vésubie qu'elle borde au midi et vers l'ouest jusqu'au ruisseau qui sort de la colline Dalbazina, près de la chapelle d'Andobio.

En 1067, Rainart Rostaing rend à l'évêque de Nice Raimond Ier les dîmes que sa famille avait saisies à Venanson, Anduebis, Saint-Dalmas de Bloure, Pedastas (ancien Castrum abandonné au XIIIe siècle comme Anduebis, correspondant au village de Saint-Donat), Rimplas, Falcario (actuel village de Roubion), Roure, Isola, Saint-Étienne-de-Tinée, Saint-Dalmas-le-Selvage. Dans cet acte sont cités comme témoins Rostaing de Gréolières, Miron vicomte de Sisteron. Cet acte permet de voir que Rainart Rostaing est seigneur de la haute Vésubie, du Val de Blore et de la haute Tinée, ce que l'évêque lui reconnaît parce qu'il lui restitue dans le même acte la moitié des dîmes. Il possède aussi Thorame et Aspremont dans le haut Verdon.
À la mort de Rainart, ses biens sont partagés entre ses fils, l'aîné Féraud Rostaing s'établit à Thorame, le cadet Guillaume Rostaing est seigneur du Val de Blore, le puîné Pierre Rostaing est probablement seigneur de la haute Tinée.

En 1109, Guillaume Rostaing a avec sa femme Advenia deux fils, Bertrand et Hugues. De cette date on possède un acte concernant le cadet Hugues qui devient chanoine à Nice. Il donne à l'église le quart des revenus de Venanson, les hommes qu'il a à Saint-Dalmas et à Pedastas et les pâturages dans ces lieux. Bertrand est sans doute à son tour seigneur de Val de Blore.

En 1249, Raymond Rostaing, seigneur de Val de Blore, apparenté et fidèle au comte de Vintimille, se rend à Gênes comme ambassadeur du comte de Vintimille pour conclure une trêve avec le podestat Albert de Malavolta. Dans cet accord, le comte de Vintimille se réservait la haute vallée de la Roya que cherchait à posséder le comte de Provence Charles d'Anjou. Cette volonté de Charles d'Anjou va se heurter à une coalition de seigneurs provençaux dirigée par Boniface de Castellane et Hugues, fils de Barral des Baux. Castellane est assiégée par le comte de Provence et prise en 1262. Le conflit continue dans l'est de la Provence jusqu'en 1276.

En 1256, Après plus d'un siècle sans traces écrites des Rostaing, on relève dans un acte le nom de Guillaume Pierre, déjà mort en 1256, et celui de son fils, Raymond Rostaing, qui lui a succédé dans le fief de Valdeblore. Il possède aussi Clans, La Tour, Rimplas, Saint-Sauveur, Roure, la moitié d'Aspremont. Par son mariage avec Aicarde, des seigneurs de Châteauneuf-de-Contes, il possède le tiers de ce fief.

En 1271, Première mention du village de La Roche.

En 1276, Le comte de Provence demande à son sénéchal, Gautier d'Aulnet, de s'emparer, morts ou vifs, des chefs de la révolte, Pierre Balb de Tende (parent de Raymond Rostaing), Raymond Rostaing et Feraud de Saint-Sauveur.

En 1298, Mort de Raymond Rostaing. Son fils étant mort avant lui, ses biens sont partagés entre son petit-fils Aldebert Rostaing et ses frères. Aldebert est seigneur du Valdeblore. Il possède également Rimplas, Saint-Sauveur, Marie et Roure. Il a deux fils et une fille qui portent le surnom de Balb, Pierre Balb, Philippe Balb et Jeanne Balb. Il a aussi une autre fille Sibille, dame de Clans, qui a épousé Jean de Revest, seigneur de Lambesc, apparenté aux seigneurs de Gréolières. À partir de cette date la famille Rostaing a abandonné son nom pour celui de Balb pour une raison inconnue.

En 1320, Premier acte citant le village de La Bolline avec La Roche et Saint-Dalmas qui ont dû être fondés au XIIe siècle. À partir de cette date les noms des cités d'Anduébis et de Pédastas disparaissent.

Vers 1350, Pierre Balb, issu des Rostaing, est seigneur de Valdeblore, de Marie, de Rimplas, de Saint-Sauveur et de Roure. Il va devoir subir les conséquences de l'opposition des deux héritiers de la reine Jeanne de Provence. Profitant de la faiblesse de la comtesse de Provence, les seigneurs se révoltent autour des comtes de Vintimille, dont Pierre Balb. Ils sont battus et doivent accepter les conditions de la paix qui est signée le 14 décembre 1353 entre Guillaume Lascaris par Gui Flotte, viguier de Sospel, représentant le sénéchal de Provence Raymond III d'Agoult (1271-1353). Pierre Balb perd ses seigneuries de Valdeblore en 1352, de Roure en 1353, de Saint-Sauveur en 1358.

En 1353, Valdeblore est inféodé à Gui Flotte, viguier de Sospel. Roure appartient au comte de Provence depuis 1355. En 1373, Andaron Badat de Nice a acheté la moitié de la seigneurie de Saint-Sauveur à la comtesse de Provence.

En 1369, La reine Jeanne pardonne aux Vintimille et leur rend leurs biens dans toute la viguerie de Sospel. Pierre Balb est lavé du crime de lèse-majesté.

En 1376, Pierre Balb prête hommage à la reine Jeanne. Il est qualifié de seigneur de Rimplas et de coseigneur de Saint-Sauveur. Il n'a donc pas récupéré ses biens dans le Valdeblore.

En 1382, La reine Jeanne est assassinée. Pierre Balb est favorable à Louis d'Anjou, Jean Grimaldi de Beuil est favorable à Charles de Duras. L'opposition à Charles de Duras va conduire Balthazar Spinola, le sénéchal de Provence qu'il a nommé, à envoyer le 7 janvier 1384 son lieutenant Pons des Ferres pour mettre sous séquestre tous les biens féodaux des Balb. Jean Grimaldi reçoit le salaire de son appui à Charles de Duras le 13 avril 1384 avec le don du château et du fief de Roure et le 15 janvier 1385 quand il obtient les droits des Balb sur Rigaud et sur Touet.

Cependant au même moment, Jean Grimaldi prépare sa trahison en commençant à discuter avec le comte de Savoie. Louis II d'Anjou et sa mère Marie de Blois ayant pris de contrôle d'Aix, Pierre Balb reprend le combat dans la Tinée et s'empare du château de Roure. En 1387 Jean Grimaldi s'est fait nommer sénéchal de Provence par Ladislas de Duras. Il est le maître de la Provence orientale. Il va pouvoir préparer la dédition de Nice et le transfert de suzeraineté des comtes de Provence aux comtes de Savoie.

Le 12 septembre 1388, le comte de Savoie Amédée VII est reçu à Barcelonnette par les Grimaldi, le 15 il est à Saint-Étienne-de-Tinée et le 28 septembre à l'abbaye Saint-Pons où il reçoit l'hommage des communautés du pays niçois.

Dans son voyage il a dû éviter Valdeblore tenu par Pierre Balb. Pierre Balb est dépossédé de ses fiefs par le comte de Savoie ainsi que tous les féodaux fidèles au parti angevin, les Puget, les Castellane, les Glandèves, les Revest, ainsi que les Barras de Saint-Étienne, les de Flotte d'Ascros, les Tournefort de Lantosque. Ce sont les Grimaldi de Beuil qui vont recevoir certains des fiefs confisqués.

Le 10 juillet 1669, par une convention notariée, les trois communes de Saint-Dalmas, de la Bolline et de la Roche décident de s'unir pour ne former qu'une seule commune. C'est l'origine de la commune de Valdeblore : lou Chan dal Pi - rattachement des 3 villages du Valdeblore après la division de 1656 (...sous un pin près du site de la chapelle Saint Joseph entre La Roche et La Bolline).

Le 14 octobre 1699, Jean Ribotti, d'une famille originaire de Pierlas, achète au Patrimonial du duché de Savoie endetté à la suite de la guerre de la Ligue d'Augsbourg un certain nombre de lieux qu'il va revendre à des amis pour ne conserver que le Valdeblore dont il devient comte. Le plus célèbre de ses descendants a été le général Ribotti de Mollières qui a combattu pour l’unité italienne, né à Nice en 1814, mort en 1864.

En 1716, une nouvelle convention est passée entre les villages actualisant leur accord antérieur.

En 1860, Valdeblore devient définitivement français, mais perd une partie de son territoire qui devient italien, et qui ne lui sera restituée qu’en 1947 par le traité de Paris.

Le hameau de Mollières, situé sur le ban communal depuis son rattachement à la France en 1947, a été incendié par les Allemands en 1944.

 

Source : www.wikipedia.org

 

Vallée de la Tinée...

Clans

Le peuplement de la région est très ancien ; en attestent le « pont romain » en dessous de Clans, situé sur une ancienne voie romaine, ainsi que les vestiges de l'âge du bronze trouvés dans la commune. Sans doute la situation de Clans, sur un promontoire offrant à la fois terres cultivables, eau et facilité de défense, sont-ils des facteurs expliquant ce choix.

Jusqu'au XIVe siècle, le village était situé plus bas, au lieu dit le Poet, près de la chapelle Saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque.

Clans, faisant partie du comté de Nice dépendant du royaume de Sardaigne ou de Piémont-Sardaigne, a voté son rattachement à la France en 1860.

Le 23 février 1887 à 5h43, le village a subi un tremblement de terre, dont l'épicentre se trouvait au large d'Impéria (Italie), de magnitude comprise entre 6,5 et 6,8 et qui s'est ressenti sur un rayon de 300 km. A Clans, plusieurs dizaines de maisons furent endommagées, certaines furent démolies, toutes ne furent pas reconstruites.

Source : www.wikipedia.org

Isola

L'implantation humaine à Isola remonte à l'époque pré-romaine.

À partir de la fin du XIe siècle Isola fait partie du comté de Provence. En 1384, à la mort de son suzerain, le roi Louis Ier d'Anjou comte de Provence, duc d'Anjou et roi de Naples, son fils le roi Louis II d'Anjou, n'a que onze ans et c'est sa mère Marie de Blois qui assure la régence en ces temps troublés. C'est quatre ans plus tard, en 1388, que le comté de Provence est amputé de ses terres orientales dont Isola fait partie.

En 1388, Jean de Grimaldi dit « Jean de Bueil », baron de Bueil (devenu Beuil), gouverneur de Nice et sénéchal dans le comté de Provence et de Forcalquier, négocie avec Amédée VII de Savoie  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, la dédition de Nice à la Maison de Savoie.

Dédition dans le cadre de la division administrative des « Terres neuves de Provence » (de la Maison de Savoie), dont fait partie Isola et que les autorités dénommeront comté de Nice à partir de 1526.

En 1702, les habitants du village rachètent leurs droits, Isola devenant ainsi une commune libre. Sa population s'élève alors à 1080 habitants qui tirent leur subsistance de l'élevage et des châtaigneraies.

Avec l'arrivée en 1792 des troupes de la France révolutionnaire, les habitants d'Isola deviennent français et le restent jusqu'en 1814 dans le cadre du nouveau département des Alpes-Maritimes créé par la Convention le 31 mars 1793. La ville sera toutefois occupée par les Piémontais que les troupes françaises reprendront. En 1814, la vallée de la Tinée devient piémontaise avec tout le Comté de Nice.

En 1860 et le Traité de Turin (qui suit les accords de Plombières de 1858 entre l'empereur Napoléon III et le Royaume de Piémont-Sardaigne), la division administrative dénommée comté de Nice est cédée à la France hormis ses territoires du nord-est dont la partie orientale de la commune d'Isola.

Au scrutin des 15 et 16 avril 1860, à Isola, sur 266 votants (pour 287 inscrits), il y a 266 votes pour le oui (soit 100 % des votants) au rattachement à la France, zéro vote pour le non et zéro abstention. Mais, de ce fait, la partie orientale de la commune - et notamment le vallon de Chastillon demeurera jusqu'en 1947 intégrée au Royaume d'Italie qui succède au Royaume de Piémont-Sardaigne lors de l'unification italienne intervenue l'année suivante en 1861.

Source : www.wikipedia.org
Marie

La première apparition écrite date de 1066. Marie est alors un castrum voisin de Clans. Devenu communauté, le territoire fera partie des possessions des Grimaldi de Beuil. Il fut ensuite inféodé aux Baciloto en 1618, puis aux Capris en 1683, aux Orciéro en 1700 et enfin aux Lovera di Maria depuis 1722.

Le peu de sources écrites ne permet pas de connaître l'histoire du village avant le début du XVIII° siècle. Le village est cependant mentionné dans des actes relatifs à des versements d'impôts ou des biens de la famille Illonza coseigneur de Marie.

En 1246, la pape Innocent IV, installé à Lyon, accorde des privilèges au prieuré de Saint-Ferréol à Marie.

Lors du rattachement à la Savoie en 1388, seul le village est mentionné et non le château.

Provençal jusqu'alors, le fief de Marie intègre le comté de Beuil jusqu'en 1618 où il est donné à Emmanuel Baciloto, grand camérier du duc de Savoie Charles Emmanuel. Les descendants, Ogliati de Verceuil et De Capris, en seront feudataires jusqu'en 1722.

A cette date, Victor Amédée II, roi de Sicile et duc de Savoie, dont les caisses sont vides à cause des guerres successives, vend le fief pour six mille livres à Joseph-Philippe Lovera de Coni avec le titre comtal.

En 1788, le fief est élevé au rang de marquisat, en reconnaissance des services rendus par son fils César Lovera Di Maria, Premier Président du sénat de Nice. Le titre de "marquis de Maria" se transmet encore actuellement à l'aîné de la lignée.

Après avoir été épisodiquement français (1691-1697 ; 1706-1713 ; 1744-1748 ; 1793-1814) le village le devient définitivement en 1860 avec le rattachement de la Savoie et du Comté de Nice.

Bien que faisant partie des plus petites communes de la Vallée de la Tinée, Marie a abrité jusqu'à 350 habitants vivant essentiellement d'une agriculture de montagne : oliviers, vignes, céréales, ovins...

Source : www.wikipedia.org - www.ville-marie.fr
Rimplas

À cheval sur deux vallées, le Val de Blore et la Tinée, le village de Rimplas occupe une position stratégique. L’ancienneté de son implantation est attestée par l’origine de son nom, In Rege placito, qui apparaît pour la première fois en 1067 dans le cartulaire de la cathédrale de Nice.

La conjonction du nom germanique ragin et du latin placitum indique que Rimplas était le siège d’une juridiction carolingienne et témoigne de son importance au Moyen Âge. Le nom se transforme en Raiplaz et Raimplaz au XIIe siècle pour devenir Rimplas en 1760.

La rareté des sources écrites ne permet pas de connaître l’histoire du village jusqu’au début du XVIIIe siècle. Le site du village pourrait avoir été fortifié et peut-être déplacé à une époque indéterminée à l’endroit qu’il occupe actuellement. Par ailleurs, les traces d’un ensemble de constructions de pierres sèches ont été découvertes à proximité.

Un château était édifié sur le promontoire dominant le village. Sur ses ruines, l’armée française fit construire en 1928 un fort de type Maginot, un des plus puissants du Sud-Est, permettant, grâce à son artillerie, de verrouiller l’accès de la vallée de la Tinée aux troupes italiennes. À un kilomètre et demi de l’agglomération se trouvent les ruines de l’église Saint-Étienne de Blora, prieuré de l’abbaye de Saint-Dalmas de Pedona mentionné dans les archives en 1351. Rimplas a eu notamment pour seigneurs les Grimaldi, depuis 1473.

Ses armoiries, qui comportent deux étoiles et un bourdon de pèlerin, rappellent que Rimplas appartenait au comté de Beuil et que saint Roch est patron du village.

L’étroitesse du terroir ne permettait qu’à une petite communauté d’habitants d’y subsister mais, grâce à son étagement, de la Tinée jusqu’à la haute montagne, on y cultivait l’olivier, la vigne et le blé et on y pratiquait l’élevage.

Source : www.wikipedia.org - www.ville-rimplas.fr
Saint-Etienne-de-Tinée

Nommé « sancti stephani tinænsis » par les premiers chrétiens. Une charte datée de 1066 permet d'affirmer qu'un village du nom de “Sancti Stephani Tiniensi” existe et ses terres ont été cédées à la cathédrale de Nice. C'est au XVIIe siècle que le village prend son nom actuel, puis au XIXe siècle jusqu'en 1860 nommé « Santo-Stefano Monti » par les Italiens, Saint-Étienne-de-Tinée a connu une longue histoire.

Le village et ses terres ont fait partie de la seigneurie des Thorame-Glandevès ; il passe ensuite aux Faucon de Glandevès au XIIIe siècle, et au XIVe siècle aux Balb de Saint-Sauveur.

La mort de la reine Jeanne, ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saint-Étienne-de-Tinée soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté.

Comme d’autres communautés de l’Est de la Provence qui choisit le rattachement à la Savoie, à partir de 1388, le village dépendait des comtes de Savoie, puis ducs de Savoie avant de faire partie du Royaume de Piémont-Sardaigne (comme l'ensemble du comté de Nice),  avant son rattachement à la France en 1860. On y vivait replié sur soi-même, en raison des liaisons très difficiles avec les vallées voisines et avec le littoral.

En 1594, une troupe de huguenots commandée par Lesdiguières s'empare de la vallée de la Tinée. Le comte de Beuil, gouverneur du comté de Nice, réagit et s'empare du village. Il fait brûler l'église où s'étaient réfugiées des troupes protestantes le 19 juillet 1594. Le feu se transmet aux toits en bardeaux des maisons les plus proches, puis au reste du village. Seul le clocher datant de 1492 a résisté aux flammes.

À partir de 1900, l'élargissement des routes et l'apparition de l'automobile permit au village de se développer.

En août 1929 un terrible incendie détruisit une grande partie de Saint-Étienne-de-Tinée. Le village ne dut sa renaissance qu'à une souscription lancée dans toutes les communes de France et au dynamisme de son maire Maurice Rovery.

En reconnaissance de cette souscription, l'une des principales artères du village se nomme "rue des Communes de France".

Source : www.wikepedia.org  
Saint-Sauveur-sur-Tinée

Au confluent de la Tinée et de la Vionène, le site de Saint Sauveur est sans doute occupé depuis la préhistoire, mais c’est la période romaine qui, la première, nous a laissé des témoignages d’une occupation permanente. La voie romaine qui reliait Cemenelum/Cimiez à Ebrodunum/Embrun; les deux capitales successives de la province des Alpes-Maritimes, franchissait la Tinée à Saint-Sauveur.

Le quartier du Milhero (le Milliaire) conserve le souvenir de la présence d’une borne aujourd’hui disparue, tout comme les vestiges qui auraient été retrouvés à Marjolins au XIXe siècle.

Il faut cependant attendre 1067 pour avoir la preuve la plus ancienne de l’existence d’un village en ces lieux : le cartulaire de la cathédrale de Nice cite Saint-Sauveur parmi les paroisses qui paient une redevance au chapitre de Sainte Marie. Le fief appartient alors, avec l’ensemble des villages de la haute Tinée, à la puissante famille des Rostaing de Thorame.

Au XIVe siècle, l’un de ses derniers descendants, Pierre Balb, est seigneur de Saint Sauveur, Rimplas, Valdeblore, Marie et Roure. A plusieurs reprises, il se révolte contre le pouvoir central des comtes de Provence : en 1376, la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence et suzeraine de Pierre Balb, le prive de tous ses droits, pour crime de lèse-majesté. Gracié en 1382, il se rebelle à nouveau en 1388, quand, avec l’aide des Grimaldi de Beuil, ambitieux voisins du seigneur blavet, le comte de Savoie s’empare du pays de Nice. Fidèle aux Anjou, Pierre Balb, réfugié dans son imprenable château de Rimplas, se lance dans une lutte sans espoir : vaincu, il est privé de ses fiefs en 1392, pour le plus grand bonheur des Grimaldi qui s’accaparent la majorité de ses domaines.

Rattaché directement au domaine comtal, Saint Sauveur évite malgré tout la domination des barons de Beuil et devient commune libre, privilège confirmé par le comte de Savoie en 1404. A la même époque, la paroisse est un prieuré du monastère Saint Eusèbe d’Apt et son desservant est moine de cette abbaye.

La communauté, propriétaire des banalités (le four et le moulin) s’administre librement, désigne consuls, regardateurs et campier et dispose des droits de basse justice : un baile, élu chaque année par l’ensemble des hommes du village (l’Université), gère les conflits entre les habitants et rend des arbitrages souverains jusqu’en 1699.

D’une extrême pauvreté, le village est obligé de s’endetter souvent, notamment pour faire face aux dépenses générées par les guerres incessantes qui ravagent la vallée de la Tinée. En 1639, alors que les forêts communales, sa principale source de revenus, sont totalement improductives, la communauté doit aliéner les édifices banaux qu’elle possédait, le four du Serre et le moulin hydraulique.

A nouveau mise à mal par la guerre de Succession d’Espagne, à l’extrême fin du XVIIe siècle, pressurée par le roi de France et par le duc de Savoie, que la faveur des armes faisait régner alternativement sur le Comté de Nice, la commune est forcée d’accepter son inféodation, avec titre de comte, au niçois Jean-François Ghisi en 1700, inféodation décidée par le duc de Savoie au mépris des droits ancestraux du village.

Saint Sauveur est à nouveau dévasté en 1744 par la guerre de succession d’Autriche, qui ramène dans la vallée les troupes franco-espagnoles en guerre contre le comté de Savoie devenu, depuis 1721, royaume de Sardaigne. En 1792, les troupes révolutionnaires pénètrent dans le Comté de Nice qui est annexé à la France dont il forme le département des Alpes-Maritimes.

Siège de la Justice de Paix du canton de Bolline-Valdeblore, le village en devient le chef-lieu en 1804. C’est à partir de cette époque qu’il commence à perdre sa vocation exclusivement agricole, au profit d’un rôle administratif important que la période de la Restauration Sarde (1814-1860) lui retirera. En 1828, la commune, dont les finances se sont assainies, envisage de construire un hôtel de ville sur les domaines appartenant à la famille Ongran, émigrée à la Révolution.

Elle n’y parviendra pas : le village devra attendre son rattachement définitif à la France, entériné par le plébiscite du 19 avril 1860 (Saint Sauveur vote à l’unanimité en faveur de l’annexion), pour se doter d’un immeuble administratif rendu d’autant plus nécessaire qu’il avait retrouvé, avec le Second Empire, son rang de chef-lieu de canton et que la route impériale 205 l’avait désenclavé en 1864.

Le rattachement à la France avait amputé la commune des deux tiers de son territoire, toute la partie nord, dont la vacherie et le Bois-Noir, sa principale source de revenus, restant sous souveraineté italienne. Peu touché par l’exode rural, Saint-Sauveur reçoit son premier médecin résident en 1895, inaugure son usine électrique la même année, accueille le tramway en 1911. L’eau potable, disponible aux fontaines publiques depuis 1880, arrive dans les maisons au début du XXe siècle mais il faudra attendre 1926, et trois épidémies, pour que le réseau d’assainissement soit construit.

Entre-temps, le premier conflit mondial avait décimé les forces vives du pays : avec 30 victimes, le village perdait plus de la moitié de ses derniers agriculteurs. Et, si quelques survivants poursuivirent encore cette activité ancestrale, Saint Sauveur sera désormais peuplé en majorité de fonctionnaires, de commerçants et de militaires.

La population décline lentement, mais plus lentement que dans les villages voisins. Un cour répit est même accordé par la construction de la centrale hydroélectrique du Bancairon, à la fin des années 20 et au début des années 30. Des centaines d’ouvriers, presque tous d’origine italienne, viennent gonfler artificiellement les statistiques démographiques.

La déclaration de la Seconde Guerre mondiale conduit à l’évacuation du village menacé par les troupes italiennes, en juin 1940. Deux Blavets tomberont pendant les combats de la Libération.

vec le traité de paix franco-italien de Paris, en septembre 1947, Saint-Sauveur retrouve son intégrité territoriale en récupérant ses alpages et sa forêt. En s’éloignant, la frontière amène avec elle douaniers et militaires.

Une dernière modification territoriale a lieu en 1965, avec le rattachement des quartiers de Saint Blaise, Jut, Salvaire et du Pivol, démembrés de la commune de Roure.

Grâce à la création du collège en 1961, à l’implantation du peloton de Gendarmerie de Haute Montagne en 1971, à l’accroissement du tourisme, et aux nombreuses réalisations postérieures, le village a pu conserver toute sa vitalité tout en préservant son identité.

  Source : www.wikipedia.org - www.saint-sauveur-sur-tinée.fr  
Tour-sur-Tinée (La)

Deux agglomérations existaient au Moyen Âge sur le territoire de La Tour.

Un village nommé « La Torre » est cité au XIIe siècle, agglomération fortifiée sur le site actuel du village. Un château devait se trouver sur le sommet qui domine le village au sud-ouest site actuel du cimetière.

Un second site fortifié nommé Alloche existait au-dessus de la chapelle Saint-Jean, à 3 km au nord-est du village, actuel hameau d'Alloch dit « de Saint-Jean ». La communauté de Saint-Jean-d'Alloche est citée en 1251. Elle a disparu avec la peste de 1467. La chapelle Saint-Jean devait être l'église paroissiale initiale car les curés recevaient leur investiture dans cette chapelle jusqu'au XIXe siècle.

La seigneurie de La Tour a appartenu aux Grimaldi de Bueil à partir de 1400, jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1621. Le territoire est érigé en comté au profit de la famille Della Chiesa en 1700.

Une église dédiée à saint Martin est citée en 1351, peut-être sur l'emplacement actuel. Elle est reconstruite au XVIe siècle et le village s'est développé sur le plateau, à 620 m d'altitude, sur un contrefort du mont Tournairet, à un carrefour de routes menant à Utelle, Clans et Villars, passage vers la vallée de la Tinée jusqu'au XIXe siècle.

Le territoire possédait des oliviers, des vignes et des céréales. Les moulins à huile et à farine montrent l'ancienne richesse de la communauté. En 1754, il y avait environ 1 300 habitants à La Tour.

La communauté comportait quatre chapelles en plus l'église paroissiale Saint-Martin : la chapelle des Pénitents blancs, à la sortie du village sur la route d'Utelle, la chapelle Saint-Sébastien, sur la route montant de la vallée, la chapelle Sainte-Élisabeth, sur la route d'Utelle à un col, la chapelle Saint-Jean-Baptiste d'Alloche.

L'eau n'est arrivée à une fontaine du village qu'en 1891, et chez les particuliers en 1927.

Source : www.wikipédia.org

Vallée du Var et du Cians...

Puget-Théniers

La position stratégique sur le passage du Var place Puget-Théniers au milieu des affrontements armés entre le royaume de France et l’Empire. Elle lui bénéficie aussi, puisqu'une foire et un péage y étaient établis. La peste n'épargna pas ce bourg rural, qui perdit un tiers de sa population lors de la première vague de « mort noire » au milieu du XIVe siècle.

Guillaume de Puget, viguier d'Avignon (1347-48), vice-sénéchal de Provence (1353), chevalier, fut coseigneur de Puget-Théniers, seigneur de Figanières, de Bargemon, Flayosc, etc. Il fut conseiller et chambellan de la reine Jeanne qu'il suivit de Provence à Naples. Il eut au moins deux fils, Guillaume et Honorat, coseigneurs de Figanières. Manuel de Puget (?-av.1384), viguier-capitaine de Nice (1374) puis viguier d'Arles (1374-1384), fut chevalier, coseigneur de Puget-Théniers et Figanières, seigneur de Bargemon ; il fut conseiller de la reine en 1350. Il fut assassiné avant le 1er août 1384 alors qu'il était viguier d'Arles, par Bertrand Sanneri d'Arles. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans le retournement de la communauté.

La baillie de Puget-Théniers avait sous son autorité la vallée de la Tinée et le cours moyen du Var, lui aussi appelé Tinée à cet endroit. Elle est érigée en viguerie en 1379 et est surnommée viguerie des deux Tinées. Elle fait partie du comté de Provence jusqu'à la dédition de 1388, par laquelle la rive gauche de la vallée se mit sous la protection du comte de Savoie. Puget-Théniers fut alors inféodé au puissant Jean Grimaldi, baron de Beuil et instigateur du transfert de suzeraineté. Cette branche de la Maison des Grimaldi perdit Puget-Théniers à la suite de l'une de ses nombreuses rébellions contre la Maison de Savoie.

Dès lors Puget-Théniers devint domaine de la Maison de Savoie avant d'être élevé au rang de comté en vue de l'inféoder au comte Nicolas Grimaldi. Un descendant du rameau des Grimaldi d'Antibes, Nicolas Grimaldi, reçut l'investiture de Puget-Théniers des mains du duc Victor Amédée de Savoie en 1704.

Puget-Théniers, comme la plus grande part du comté de Nice, fut un foyer contre-révolutionnaire jusqu'à la Restauration, qui rétablit le roi de Sardaigne dans ses droits. Les nombreux changements de frontières à travers les âges ont profondément influencé Puget-Théniers et la vallée du Var, tant au plan de l'identité, qu'à celui de l'administration.

Le dernier en date, en 1860, fut mené par Napoléon III en compensation de son intervention dans la guerre d'indépendance de l'Italie. Il devait durablement rattacher Puget-Théniers à la France. En dépit d'une résistance initiale des autorités, la révolution industrielle et son chemin de fer pénétrèrent également la vallée. Trente ans plus tard, le « train des Pignes » apportait une nouvelle prospérité.

Puget-Théniers fut une sous-préfecture des Alpes-Maritimes de 1860 à 1926. C'était alors l'une des sous-préfectures les moins peuplées de France. Depuis, si son importance administrative a quelque peu diminué, Puget-Théniers reste un centre commercial assez actif.

  Source : www.wikipedia.org  
Daluis

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Daluis dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas.

La cité apparaît sous le nom de « Castrum de Adalueiso », puis de « Adalosio » au XIIIe siècle, puis Adaluys ou Addaluys, Adaluy (provençal).

La cité appartient à la branche de Daluis de la famille de Castellane-Villeneuve. Elle sera ensuite une dépendance des Templiers et, après leur condamnation, aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La cité appartiendra enfin aux Villeneuve-Beauregard.

En 1348, le 18 février, signature de l'acte d'habitation de Daluis signé avec le seigneur de Barrême.

En 1388, après la mort de la reine Jeanne, à la différence des autres parties de l'est de la Provence qui rendront hommage au comte de Savoie, Daluis, comme Guillaumes, Entrevaux et Sausses se déclareront fidèles aux comtes de Provence de la maison d'Anjou. En 1481, comme le reste de la Provence, Louis XI étant héritier du dernier comte de Provence, Daluis a été intégré au royaume de France.

En 1760, un traité entre la France et le roi de Sardaigne rectifie la frontière et place Daluis et Guillaumes dans le comté de Nice.

Daluis faisait alors partie du diocèse d’Entrevaux, et de la viguerie de Guillaumes.

Pendant la guerre des Alpes, entre la France républicaine et le royaume de Piémont-Sardaigne, le général autrichien de Wins qui commande l'armée austro-sarde établit un poste de commandement à Daluis en 1793.

 

Source : www.wikipedia.org

 

Villars-sur-Var

Occupé par la tribu celto-ligure des Eguituri, romanisé en 54 avant notre ère, christianisé au IVe siècle, le territoire n’a cessé de changer de mains et d’évoluer au fil des siècles.

De son histoire, Villars sur Var garde les traces qui constituent son patrimoine.

La maison templière, sur la place, face à l’ancienne chapelle devenue Monument aux Morts.

L’allée des Grimaldi, jardin des anciens seigneurs, l’emplacement de l’antique château, les jardins au pied des murs d’enceinte, de la poterne.

Les fours et les moulins, dont le plus important se situe dans le quartier industriel aujourd’hui disparu.  En son temps, il comprenait, outre le moulin, le lavoir, la scierie, l’usine électrique et en contrebas, les bassins  pour le travail du chanvre.
 

Source : www.wikipedia.org - www.villars-sur-var.net

 

Castagniers

Castagniers est le fief des Borriglione jusqu’à la Révolution française. En 1874, Castagniers ainsi que la commune de Colomars se détachent d’Aspremont à la demande de la population et deviennent ainsi deux communes indépendantes.

Ses habitants sont appelés les Castagnérenques. Ce petit village de l’arrière pays niçois qui tient son nom d’un châtaignier séculaire qui offrait un abri aux voyageurs, est très étendu. Ce petit territoire se trouve au centre d’un paysage de collines boisées. Il se compose de plusieurs hameaux. Son plus ancien quartier, le Masage, aux rues pavées et passages voûtés date de 1870.

  Source : www.wikipedia.org -
Carros

La ville de Carros porte le témoignage de plus de 2 000 ans d'histoire au travers d'un ensemble de sites historiques remarquables.

Les premières traces historiques d'une occupation humaine pérenne du site actuel de la commune remontent aux derniers siècles de l'âge du fer, avec plusieurs habitats perchés, appelés communément « pré-romain ». On mentionnera notamment les sites du Laurum et de la Roche Fendue dont la période d'utilisation supposée s'étend du VIe siècle au Ier siècle av. J.-C. Comme l'indiquent les nombreux témoignages épigraphiques, ce serait a priori durant l'Antiquité, et plus particulièrement avec la colonisation romaine, que la communauté va s'accroître, pour constituer de manière certaine au plus tard dès la seconde moitié du IIe siècle apr. J.-C., un pôle urbain relativement important : Carros de son nom latin « Vicus Lavaratensis ».

Les relations avec la cité de Vence, dont elle constitue une partie du territoire, sont nombreuses. Mais si les premières bases d'une chronologie de l'histoire carrossoise peuvent être jetées dès cette période, la région n'échappe pourtant pas aux grandes lacunes documentaires qui apparaissent quasiment partout ailleurs pour toute la période dite du « haut Moyen Âge » (VIe siècle-Xe siècle). Selon les dernières investigations archéologiques menées sur le territoire communal, une communauté chrétienne relativement importante semble être attestée dès les alentours de l'an mil, s'inscrivant ainsi dans le premier réseau paroissial des Alpes-Maritimes, bien avant l'apparition des paroisses dans chaque village.

Au XIIe siècle, la présence du château qui domine toujours le village et la vallée du Var est attestée ; il est appelé « castrum Carossi ». Il appartient à la seigneurie des Blacas qui sera très liée à l'ordre des chevaliers de Malte. L'époque moderne nous apparaît de manière assez précise, surtout les XIIe siècle et XVIIIe siècle, tant au travers des documents d'archives que par les témoignages archéologiques livrés lors des campagnes de fouilles ou les événements notables, comme les destructions dont celle de 1704 avec le sac du château par les troupes du duc de Savoie et sa libération par celles de Louis XIV la même année. Sur la rive droite du Var, le village de Carros, qui faisait partie de l'arrondissement de Grasse, a toujours été territoire de Provence, et ne sera jamais intégré au comté de Nice, contrairement à beaucoup d'autres villages dans la même position géographique frontalière.

En 1860, Carros rejoint le nouveau département des Alpes-Maritimes et va connaître une immigration italienne durant le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, liée aux développement des cultures maraîchères.

 

Source : www.wikipedia.org

 
 

Gattières

En 1338, le Var devint la frontière orientale de la France. Le territoire de Gattières resta cependant une enclave savoyarde sur la rive droite du Var et ce jusqu'en 1760, année où un traité entre les royaumes de Sardaigne et de France l'intégra au territoire national français. Pendant les quatre siècles entre ces deux dates, la ville servit de nombreuses fois de tête de pont à des incursions italiennes en France.

Éperon dominant le Var, le rocher de Gastes aux escarpements naturels offrait un emplacement idéal et stratégique aux aborigènes ligures.

Située sur le tracé de la voie romaine avec son gué sur le Var, Gattières détenait une position stratégique importante qui lui valut un passé tourmenté. En temps de guerre, elles furent hélas nombreuses, les prises et les pertes alternatives du village étaient fréquentes.

Profitant des troubles qui règnent en Provence, le comte Amédée VII de Savoie s'assure la trahison du gouverneur de Nice et le 28 septembre 1388, coup de théâtre : Nice et son arrière-pays se détachent de la Provence et se donnent à la Savoie.

Allégret de Mauléon, capitaine gascon souvent qualifié d'« aventurier », mais comptant de hautes attaches en Savoie, s'était emparé de la place de Gattières au cours d'un coup de main auquel Amédée VII n'était peut être pas étranger. Le 25 octobre 1388, De Mauléon vendait Gattières à Amédée VII pour le prix de 2 000 florins. La Savoie possédait ainsi une tête de départ en rive droite du Var. L'importance de cet évènement se vérifia lors des guerres entre les deux rives du Var. Le blason de Gattières rappelle ce fait historique : « De gueules au lion d'or tenant en sa patte dextre une tour d'argent chargée d'une croix du premier ».

C'est ainsi que pendant près de 400 ans (1388-1760) Gattières suivra les destinées du comté de Nice, d'abord savoyarde, puis sarde. Le traité de Turin (24 mars 1760) rectifiera la frontière entre le royaume de France et celui de la Sardaigne. Depuis son embouchure jusqu'au confluent de l'Estéron, le Var divisera les deux états. Gattières est ainsi séparé du comté de Nice et rattaché à la France.

Source : www.wikipedia.org  
Saint-Jeannet

Les Ligures sont les premiers  habitants connus, que les Phocéens (Grecs) et les Romains trouvèrent établis sur les côtes de la mer Méditerranée du VIème et le llème siècle avant J-C.

Les hautes terres surplombant les Baous constituent un vaste plateau calcaire de 800 mètres d’altitude qui conserve les vestiges intéressants d’une occupation humaine remontant au début de l’histoire. Depuis ces refuges, ils pouvaient observer les ennemis potentiels.

Les Ligures furent soumis par les Romains, entre l'an 200 et l'an 163 av. J.-C.

Avec la paix romaine, un grand nombre d’enceintes sont abandonnées pour des habitats plus confortables, moins escarpés et plus proches des cultures, les Ligures devenant progressivement moins pasteurs et davantage agriculteurs. Il est à peu près sûr, que le quartier des Gaudes a servi de camp romain au Ier siècle de notre ère pour protéger la via Aurélia.

Au 9ème siècle, les Sarrasins envahissent la Provence par la mer et se hissent jusqu’aux Alpes. Dans les environs, ils se retranchent dans les bourgs du Broc, Carros, Gattières et  des Gaudes.

Durant ces périodes de terreur, expulsés de leurs foyers, les habitants cherchent d’autres terres. Guillaume de Provence les chasse en 975 et prend la tête des seigneurs de pays.

De Arles à Nice, la région côtière est soumise à l'autorité du Comte Guillaume qui distribue aux grands hommes de son entourage les terres abandonnées. Un rapide essor démographique et économique va rendre à la Provence sa prospérité d'antan. S’annonce alors l’ère de la féodalité.

  Source : www.wikipedia.org  

Vallée des Paillons...

Bendejun

Bendejun est une station climatique recherchée depuis le début du siècle.

Initialement, Bendejun est un hameau de la commune de Châteauneuf-Villevieille. Ce n’est qu’en 1911 qu’il en sera détaché pour former une commune de plein exercice.

Le 22 novembre 1622, Pierre Maletti, évêque de Nice, érige en paroisse le lieu de Bendejun en le détachant de Châteauneuf «à cause de la distance avec le chef-lieu». L’église avait pour titulaire Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, aujourd'hui l'église-vieille.

Pour autant, l’histoire de Bendejun remonte à l’antiquité. Une implantation gallo-romaine a été relevée à l’ouest de l’actuelle agglomération, qui supportait peut-être le site du village médiéval.

Le nom de Bendejun -Brechet- apparaît dès le XIe siècle, en 1030, sous le titre de son église dédiée à saint Benoît et administrée par les bénédictins de Saint-Pons. Mais, dès le XIIIe siècle, cette première implantation semble s’être dispersée.

De fait, l’agglomération se forme progressivement en contrebas, tout en présentant un caractère d’habitat dispersé rare dans le comté de Nice. En 1622, elle est érigée en paroisse avec pour centre une église nouvelle.

À la fin du XIXe siècle, la bourgeoisie niçoise y fit construire des demeures de plaisance destinées à ses frais séjours d’été, demeures toujours visibles, parsemant la campagne. Un tremblement de terre secoua le village le 23 février 1887.

Quelques édifices retiennent l’attention. L’église du XVIIe siècle, dite la Glèia vièia, est devenue en 1869 chapelle des Pénitents blancs de la Sainte-Croix du village, tandis que leur chapelle initiale, construite vers 1722-1725, est agrandie pour devenir, en 1868, l’église paroissiale.

  Source : www.wikipidia.org  
Berre-les-Alpes

Bien que le lieu soit occupé depuis le VIIe siècle av. J.-C. (il reste encore un castellara celto-ligure) l’histoire de Berre ne commence qu’au haut Moyen Âge avec un cartulaire de la cathédrale de Nice, en date du 2 juillet 1108, qui cite onze châteaux parmi lesquels celui de Berre. À cette époque le territoire de Berre appartenait au village de Peille et l’on a pu supposer que des bergers de ce village, avant l’an mil, avaient commencé par construire des bergeries occupées uniquement au cours des pâturages d’été avant d’envisager une installation à l’année.

Les premiers seigneurs connus de Berre, qui n’était pas encore une baronnie mais une co-seigneurie, sont deux frères niçois Bertrand et Isoard, cités en 1240. D’eux sont issus la lignée des seigneurs puis barons de Berre dont les noms apparaissent régulièrement dans l’histoire locale (voir Seigneurs de Berre). L’historien niçois Pierre Gioffredo cite à plusieurs reprises, dans son ouvrage « la Storia delle Alpi Maritimi », la famille de Berre et intègre dans ses planches dessinées le blason qui est « de gueules au château surmonté de trois tourelles d’argent, ouvert du champ, maçonné de sable, chargé d’une cotice d’azur posée en bande », devise « Semper fidelis » c’est-à-dire « Toujours fidèle ».

L’histoire de Berre suit l’histoire du pays de Nice qui appartient aux comtes de Provence jusqu’en 1113 date à laquelle Nice et Berre passent aux comtes de Barcelone, avant d’appartenir à la maison d’Anjou en 1245 puis à la maison de Savoie par l’acte de dédition de 1388. En 1355 Gaspard de Berre fait restaurer et agrandir la demeure seigneuriale qui va recevoir toute la noblesse des alentours et devenir une succursale des cours d’amour des comtes de Provence. La baronne Violente Galéan, épouse de Gaspard, y donna des fêtes restées célèbres. En 1408 Berre compte 8 feux, soit environ une quarantaine d’habitants.

Jusqu’en 1689 début des guerres de la Savoie contre Louis XIV l’histoire locale n’est guère fournie. À cette date le roi de France devient comte de Nice et par voie de conséquence seigneur de Berre jusqu’en 1696 date de restitution du comté de Nice à Victor-Amédée Ier de Savoie. En 1705 l’occupation française recommence et la communauté de Berre doit de nouveau prêter serment au roi. En 1709 la commune doit payer 258 livres et 15 sols d’impôts. En 1713, par le traité d’Utrecht le comté de Nice est rendu au duc de Savoie, qui devient roi de Sicile. En 1720 Victor-Amédée II échange la Sicile contre la Sardaigne et Berre se retrouve dans le giron du royaume sarde. En 1744 les armées de Louis XV occupent encore la région et Berre doit fournir, en 1746, quatre rations de fourrage par jour. Le village, étant une position stratégique importante, est régulièrement occupé ou visité par les troupes françaises jusqu’en janvier 1749 date de restitution du comté de Nice au roi de Sardaigne. Un recensement de 1748 indique qu’il y a 60 maisons et 250 habitants dont 50 hommes en état de porter les armes.

À l’époque révolutionnaire Berre se trouve, une fois de plus, au milieu des combats. En 1794 des exactions y sont commises par des soldats marseillais. Dès l’arrivée des troupes françaises dans le comté de Nice de nombreux hommes entrèrent en résistance, formèrent des milices et prirent le maquis sous l’appellation de barbet. Le maréchal de camp Dagobert écrit le 10 décembre 1794 que « …le petit village de Berra en a plus de trente… ». À Nice, le colonel baron César Auguste d'alaise di berra, commandant la place forte de Nice évite les combats et empêche la guillotine de faire son entrée Nice, qui n'y fera aucune victime.

Le 29 juillet 1796, le directoire de l'administration centrale du département offre 20 quintaux de froment (environ 930 kg) de récompense à qui s’emparera de Jacques Giaume, chef barbet, surnommé « Barbon de Berre ». À la fin de la Révolution les troubles s’apaisent et Berre retournera à la fin du Premier Empire, en 1814, au roi de Sardaigne Charles-Félix.

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Contes

Contes est sans doute l’un des plus vieux village de l’arrière pays niçois, mais son origine reste à ce jour incertaine : il est probable qu’il s’agisse au départ d’un oppidum ligure disposé sur le piton rocheux dominant la vallée, Lou Cuorn, place stratégique. Le village appartient à la catégorie des Castellum ligures.

Une inscription romaine du IIème siècle mentionnerait pour la première fois le village : “vicus continus”. De l’histoire qui suit, nous ne savons pratiquement rien, jusqu’à la mention “Contenes” citée dans une charte datée de 1057, et la construction de l’abbaye de Saint-Pons, au IXème siècle, qui reçoit en fief la quasi totalité des terres de la vallée du Paillon. On peut cependant imaginer que, pendant cette longue période, le village fut relativement épargné.

A cette époque, quittant le piton rocheux, totalement dénué d’eau, une partie des villageois s’installa dans la vallée du Paillon. L’oppidum ne fut pas abandonné pour autant mais conservé comme refuge pour les hommes et les animaux en cas de menace. A l’époque post-carolingienne, et comme cela est souvent le cas à cette époque, Contes se décomposait donc en deux parties : le Castrum, sur l’emplacement de l’oppidum ligure et le Villum, sur la rive droite du Paillon.

Les riches archives de la commune permettent de mieux connaître l’histoire du village à partir du XIIème siècle :

1108 : le fief de Contes est pacé sous la juridiction du chapitre cathédral de Nice 1267 : charte communale fixant les rapports et les servitudes entre le comté de Provence et la communauté contoise 1482 : la population, après avoir acquis les droits seigneuriaux en 1471, prête solennellement serment au comté de Savoie. L’administration du village est assurée par un conseil élu, un parlement (assemblée de citoyens) et un baile sous la tutelle directe du duc de Savoie. A la fin du XVème siècle, le village de Contes s’est donc essentiellement développé sur la rive droite du Paillon. On y trouve alors une église paroissiale, et plusieurs moulins à huile. Hélas, le 9 octobre 1530, à la suite de pluies extrêmement violentes, une crue terrible du Paillon ravage la vallée, formant un lac artificiel qui engloutit et ensevelit totalement sous plusieurs mètres de terre, de roches et de débris le bas-village, son église médiévale, ses moulins et ses habitants, détruisant incidemment toute trace architecturale moyenageuse.

La population se replia alors vers le Castrum. Une église fut reconstruite et repris le vocable de Sainte-Marie-Madeleine. En 1466, la commune avais acquis les droits féodaux sur la source de Riodam et l’avait canalisée jusqu’à l’éperon. Une citerne fut construite à l’emplacement actuel de la fontaine Renaissance. Cette dernière, à deux étages, fut érigée en 1587 sur la place de la République, devant l’Eglise, comme symbole de l’arrivée de l’eau au Castrum. Suite à ces évènements, des constructions apparaissent en dehors des remparts “trans la villa”. En 1645, par exemple, un artisan potier installe ses fours à la Pignatière (en dehors des remparts). En dépit des épidémies, qui font à Contes aussi leurs ravages, la population continue à se développer. On trouve dans le village une boucherie, deux fours à pain, un moulin à farine, le moulin à huile de la Laouza, le moulin à huile Saint-Roch, un moulin à fer…

L’église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine de 1575 fut l’objet de nombreux remaniements en 1666 lors de la construction du choeur et de l’intégration de la tour et des remparts du XIIIème siècle pour en faire un clocher. Elle contient :

Un retable du XVIème siècle de Marie-Madeleine dont le prédelle est attribué à Bréa Le retable du rosaire daté du XVIIème siècle en noyer sculpté et doré La toile est du XVIIème siècle, le décor italianisant, et l’ofèvrerie et les ornements sacerdotaux sont à situer entre les XVIème et XVIIème siècles. Aujourd’hui, il ne subsiste de ce passé médiéval que quelques traces : les vestiges de l’enceinte, du chemin de ronde, la poterne (petite porte intégrée discrètement dans une fortification et permettant de sortir ou d’entrer dans le château à l’insu de l’assiégeant.). Une partie du château est conservée dans une propriété privée.

En 1700 la commune confirme sa seigneurie en se donnant le titre de “comtesse”. Elle connut un grand développement au XVIIIe siècle grâce à la construction de la route Nice-Coni. En 1792, le ralliement provisoire du comté de Nice à la révolution est marqué par la révolte des Barbets.

En 1860, le rattachement du comté de Nice à la France fut voté à l’unanimité. La commune qui comptait 1600 habitants connut alors un essor remarquable. Le village fut désenclavé grâce à l’arrivée de la première route carrossable jusqu’à Contes, puis La Vernéa et enfin Sclos. L’obligation de l’enseignement public entraîna la construction des écoles, l’endiguement du Paillon,

l’électrification, l’eau potable… Depuis, le vieux village a pris l’aspect que nous lui connaissons. Peu à peu, des constructions réapparaissent dans la vallée (1871 : création de la place de la Grave). Déja en 1884, l’usine à chaux et ciments de Contes comptait plus de 200 ouvriers et environ 300 en 1914. L’usine, en transformant les journaliers en ouvriers, modifia totalement les groupes socio-économiques de la vallée et permit, notamment, l’ouverture d’une ligne de tramway entre Nice et Contes.

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Drap

Notre commune tire son nom du latin «drapum, drap», qui signifie «étoffe pour le lit».

La date de fondation du village primitif est incertaine. Des vestiges d’un castellaras (Plateau Tercier) attestent d’une occupation ligure. Au 5ème siècle, le château est édifié à l’emplacement de fortifications romaines, non loin de la Via Julia Augusta qui reliait Cimiez à la Turbie sur le contrefort du plateau Tercier.

Le premier écrit concernant Drap est établi le 21 avril 1073. L’Evêque de Nice, Monseigneur Raymond 1er reçu de l’Evêque de Vaison tous les droits qu’il possédait de ses ancêtres sur la seigneurie de Drap.

Dans son Histoire de Nice, l’historien Louis Durante rapporte qu’au 16ème siècle, le château fut le témoin d’une rencontre (juillet 1536) entre Charles Quint et François 1er.

A partir du 16ème siècle, les habitants du village, implanté au pied du château, désertent petit à petit ce site et s’installent progressivement sur les rives du Paillon ; le séisme de 1564 a certainement contribué à ce déplacement.

Dès 1604, plusieurs familles reçoivent une part du terroir à défricher, avec obligation d’y construire leur habitation.

Les principales ressources de Drap sont les oliviers, les vignes, le chanvre et le lin.

En 1616, le prélat cède toutes ses terres aux Drapois, moyennant une redevance annuelle de 300 louis d’or. En 1839, les drapois rachètent leurs droits à Mgr Galvano pour la somme de 30 000 francs.

Au 18ème siècle, de nombreux tisserands s’établissent et les draps et les étoffes de lin sont commercialisés. La culture du ver à soie et du mûrier se développent à la Condamine.

Drap est aussi le pays de deux hommes illustres, Jean-Dominique Blanqui, né en 1759, député des Alpes Maritimes pendant la Convention et Virgile Barel, député des Alpes Maritimes, né en 1889, qui fut une des grandes figures du parti communiste français.

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Escarène (L')

Le village est cité au XIe siècle. En 1037, il existe une église Saint-Pierre à L'Escarène. Le fief de Lescarena ou Scarena appartenait à l'abbaye Saint-Pons de Nice.

Un château y a été construit dans la première moitié du XIIIe siècle mais il est cité comme détruit en 1252. Les premières maisons ont été construites à la fin du XIIIe siècle. La plus ancienne maison connue est la maïoun dé Pié, à Safranier. Sans porte ni fenêtre, on devait y entrer par le toit au moyen d'une échelle.

En 1520, le village s'est détaché de la commune de Peille. La seigneurie de la commune a appartenu à une famille de consuls de Nice, les Tonduti qui ont eu le titre de comte de L'Escarène. Jusqu'en 1570, le village s'est développé sur les pentes du mont Pifourchier.

Le développement de la route du sel entre Nice et le Piémont par L'Escarène, Lucéram, Lantosque et la vallée de la Vésubie va faire du bourg une étape. La construction de la route royale par le col de Tende va accroître l'importance de la ville comme relais routier.

Pendant la Révolution, il y a à L'Escarène un tribunal militaire jugeant les barbets.

Le séisme du 23 février 1887 a fait des dégâts dans la région. Le 30 octobre 1928, la ligne de chemin de fer de Nice à Coni est inaugurée.

    Source : www.wikipedia.org  
Levens

Après une implantation Ligure importante dont témoignent de nombreuses enceintes, une inscription lapidaire et d’autre vestiges attestent de la présence  romaine à Levens. Sur  l’emplacement de la villa romaine de la Madone sera édifiée au XIème Siècle la première église, Notre Dame des Près, rare exemple de l’art  roman lombard, autour de laquelle se rassemblera la population. Au moyen Age le village se développe autour de la tour de guet et du château construits sur l’éperon rocheux dominant le site, avec ses rues pavées, les échoppes de ses nombreux  artisans, sa nouvelle église et ses remparts à l’abri des invasions barbares. En 1434 s’acheva la route du sel qui  traversait Levens et permettait la communication avec Utelle et la Vésubie. D’abord fief de la famille Riquier d’Eze, Levens devint au XIIème Siècle, fief des Grimaldi de Beuil. La charte signée en 1475 entre Louis Grimaldi et les Levensans leur donne le droit de s’administrer eux-mêmes.

En 1621 les Levensans se soulèvent, investissent le château et plantent sur la place une grosse pierre conique « le Boutàu » sur laquelle ils dansent en signe de liberté. L’année suivante,Charles Emmanuel de Savoie ordonne la destruction des remparts. En 1700 les lettres patentes accordées par le Duc Victor Amédée mettent fin à la  féodalité : Levens  devient « Comtesse d’elle-même ». Après les épisodes sanglants de la révolution, l’Empire apparaît comme une période de paix qui voit pointer la gloire du plus célèbre des Levensans : André  Masséna.

A la chute de Napoléon, le Comté de Nice retourne au royaume de Piémont Sardaigne jusqu’à l’annexion à la France en 1860. Le premier maire de Nice sera un fils de Levens, François Malausséna.

Dès lors l’histoire de Levens sera liée à celle de la France. La chute de l’Empire et la guerre de 1870 provoquent un exode rural important d’autant que la population de Levens manquait cruellement d’eau et que la culture de l’olivier périclitait. C’est à lors que le docteur Joseph Faraut, maire de la  commune, fit de sa devise « Aqua Fons Vitae » (l’eau source de vie) le principe qui présida à la renaissance du Canton de Levens. Une politique d‘aménagement du territoire qui fut poursuivie et développée par son petit-fils, Joseph Raybaud, élu en 1929, plus jeune maire de France.

      Source : www.wikipedia.org - www.levens.fr  
Lucéram

Au Ve siècle av. J.-C., arrivée des Ligures qui s'installent à Nice et dans l'arrière-Pays. D'après Louis Durante, Lucéram était la capitale de la peuplade des Lepontii citée sur l'inscription du Trophée des Alpes. C'est une des dernières peuplades vaincues par les Romains dans les Alpes-Maritimes. Ils auraient alors installé un poste militaire à Lucéram pour contrôler le passage sur une voie reliant La Turbie à la vallée de la Vésubie. De nombreuses pièces romaines (monnaies, poteries) sont les traces de cette présence.

Lucéram est mentionnée pour la première fois en 1057 (Lucerammo). Un personnage portant le nom de Luceranus ou Lucerus est cité à cette date.

En 1108, Lucéram est cité comme un lieu fortifié. Le château de Lucéram est cité en 1156. Il est situé sur un promontoire, près d'une église, peut-être sur le site de la chapelle Saint-Jean.

Romée de Villeneuve intervient en Provence orientale avec le comte de Provence Raimond Béranger IV ou V pour en reprendre le contrôle et lutter contre l'influence grandissante de la république de Gênes qui lutte contre les comtes de Vintimille pour contrôler les villes côtières.

Charles Ier d'Anjou est comte de Provence, en 1246, par son mariage avec Béatrice de Provence. Le 28 mars 1258 est signé le traité de Luceram par lequel les comtes Boniface et Georges de Vintimille vendent Breil, Saorge et autres fiefs au comte de Provence Charles Ier d'Anjou.

Les comtes de Vintimille cèdent leurs droits sur Lucéram au comte de Provence en 1272. C'est probablement à cette date qu'est construite la maison seigneuriale dont on peut encore voir une porte dans le mur nord de l'église Sainte-Marguerite de Lucéram. Le comte de Provence accorde une charte reconnaissant les franchises des habitants de la commune et leur indépendance administrative. Elle forme alors avec les villages voisins de Peille et Utelle une confédération républicaine indépendante.

Les communautés de Belvédère, Breil, La Bollène, Lantosque, La Tour, Lucéram, Peille, Roquebillière, Saint-Martin, Saorge, Sospel et Utelle signent le 28 janvier 1328 un accord pour mettre fin à une guérilla et de déprédations avec la communauté de Tende depuis 10 ans.

Après la mort de Jeanne Ire de Naples, Charles de Duras et Louis Ier d'Anjou s'affrontent. Le 26 avril 1383, à Lucéram, au cours du consilium generale de la viguerie, Antoine de Castello, notaire de Lucéram, reconnaît Charles Duras, roi de Naples, comme comte de Provence au nom des communautés de l'Escarène, Breil et Saorge. L'Union d'Aix fait sa soumission à Louis II d'Anjou le 21 octobre 1387. Profitant de l'affrontement entre deux prétendants pour le comté de Provence, Jean Grimaldi de Beuil, nommé sénéchal de Provence par Ladislas de Duras, et son frère Ludovic vont comploter pour obtenir un accroissement de leurs fiefs en promettant au comte de Savoie de lui apporter l'allégeance de la partie orientale de la Provence qui avait soutenu Charles de Duras. Le 28 septembre 1388, signature d'une charte entre la communauté de Nice et le comte Amédée VII de Savoie, puis des autres communautés, à Lucéram, Sospel, le 17 octobre, conduisant à la dédition de Nice à la Savoie, formant les Nouvelles terres de Provence qui ne se sont appelées comté de Nice qu'en 1526. Au moment de cet accord, Lucéram, Levens et Peille ont protesté contre cette réunion en prétextant de l'achat de leur affranchissement à la reine Jeanne. L'hommage définitif de Nice et des autres communautés au comte de Savoie est passé à Nice le 16 novembre 1391. Cependant les communes de Lucéram, Levens et Utelle protestèrent en affirmant qu'ayant été formées en communautés libres par achat de leurs droits à la reine Jeanne elles ne voulaient pas participer à l'hommage définitif au comte de Savoie. Comme ces communautés étaient en position de défendre leurs droits, les représentants du comte préférèrent négocier.

L'accroissement de la population de Lucéram qui se trouve sur la route du sel entre Nice et le Piémont par la vallée de la Vésubie va entraîner la construction de nouveaux remparts pour la protéger. La tour nord-est date de 1395.

Amédée VIII va mener une politique pour contrôler les quatre vigueries des Nouvelles terres de Provence. En 1430 le comte de Savoie obtient l'hommage définitif de Lucéram moyennant la concession de plusieurs privilèges dont celui de la fourniture de sel à moitié prix de celui des autres communes et le droit de porter un couteau d'une palme et demy de lame.

L'ouverture de la route Paganine à l'initiative du fermier des gabelles de Nice Paganino Dalpozzo, en 1434, va faire passer la route du sel par Levens, Duranus, Cros-d'Utelle, Saint-Martin-Lantosque, et gagner une journée pour atteindre Saint-Martin par rapport à la route passant par Lucéram et le col de Saint-Roch. Les autres routes sont encore soumises aux exactions du comte de Tende pour celle passant par le col de Tende et des seigneurs de Menton et Monaco pour celle passant par le littoral. La route du sel par la vallée de la Roya va se développer après l'acquisition par le duc de Savoie du comté de La Brigue, puis du comté de Tende, le 14 mai 1579, définitive en 1581. Les ducs de Savoie ont acheté la principauté d'Oneille en 1576.

En 1454, après les actions des ducs de Savoie contre les franchises des communautés, les communautés de la viguerie de Vintimille-Val de Lantosque s'adressent au duc Louis Ier pour lui demander de respecter les libertés des privilèges qui lui ont été accordés par l'acte de dédition du 17 octobre 1388.

Une épidémie de peste frappe le comté de Nice, en 1467, qui perd le tiers de sa population. En 1483, le comte de Savoie envoie un commissaire pour dresser la limite des communautés à Braus, en présence des députés de Sospel, Peille, Touêt et Lucéram.

La chapelle Saint-Grat de Lucéram est décorée vers 1480-1485, probablement par Giovanni Baleison.

La construction de l'église Sainte-Marguerite de Lucéram est entreprise à partir de 1487. En l'année 1504, l'église est « achevée et décorée par les soins de Jean Bonfils, recteur de la paroisse, ainsi que l'indique l'inscription gothique tracée en noir à l'intrados de la voûte », d'après F. Brun.

La peste fait son apparition à Nice en février 1550. Nouvelle épidémie de peste à Nice et dans le comté en 1580 faisant plusieurs milliers de morts.

En 1552, à la demande d'Anne Lascaris, comtesse de Tende, ses vassaux et des troupes de mercenaires s'emparent du château de Saorge. Le gouverneur de Nice envoie des troupes pour reprendre le château qui se sont renforcées des milices de Lucéram, l'Escarène, Sospel et Breil-sur-Roya.

Le 20 août 1564 un violent tremblement de terre est ressenti à Nice et dans l'arrière-pays. Grâce à legs fait le 17 juillet 1624, création de l'hospice de Lucéram. Cet hospice ne possède aucun bâtiment mais donne des aides aux nécessiteux.

Nouvelle épidémie de peste à Nice et à Lucéram en 1630-1631.

Le grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Jean-Paul Lascaris, achète en 1636, pour 18000 écus les moulins, fours, appartenant à la commune de Lucéram. Il en a doté une nouvelle commanderie dite de Sainte-Marguerite de Lucéram. Ses petits-neveux et arrière-petits-neveux, qui ont construit le palais Lascaris de Nice, en ont été les titulaires et usufruitiers jusqu'en 1738.

En 1691 une montagne glisse en faisant des destructions à Lucéram.

Après la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le besoin d'argent amène le duc de Savoie à vendre des droits. En 1700 in donne une Lettre d'inféodation de Lucéram en faveur d'Annibal Cotta.

Le 2 avril 1744, des troupes franco-espagnoles, les gallispans, franchissent le Var pendant la guerre de succession d'Autriche. Ils prennent rapidement Nice, mais les troupes austro-sardes ont installé des camps retranchés pour protéger Villefranche où se trouve la flotte anglaise, et le col de Braus. Les troupes françaises s'avancent sur Peïra-Cava pour menacer la route du col de Tende. Les troupes austro-sardes se sont alors retirées sur Breil permettant aux troupes gallispanes d'attaquer le camp retranché de Villefranche dont les troupes sont évacuées par l'escadre anglaise vers Oneille. En 1746, les troupes franco-espagnoles sont battues à Plaisance entraînant une retraite sur le comté de Nice. Les combats se concentrèrent sur le littoral entre 1746-1747. La paix revient avec la signature du traité d'Aix-la-Chapelle.

Supplique de Louis Isnardi et d'Annibal Cauvin en 1766 pour rétablir un mont-de-piété à Lucéram. Construction de la chapelle Saint-Pierre de Lucéram, en 1780.

La commune de Lucéram demande en 1785 de retirer du mont-de-piété et de l'hôpital des sommes pour les distribuer aux particuliers qui se trouvent réduits à la misère.

En 1792, les troupes françaises envahissent le comté de Nice. Après la prise de Nice, les combats vont se porter sur l'arrière-pays pour prendre des forts de Saorge. Une forme de guérilla est faite par les barbets. Les combats durent jusqu'en 1800. Après la chute de Napoléon Ier, le comté de Nice retourne à la Maison de Savoie, en 1814.

Rattachement du comté de Nice à la France, sauf Tende et La Brigue, en 1860.

Début de la construction de la caserne de Peïra-Cava en 1876.

23 février 1887, le séisme ligure fait de nombreux dégâts à Lucéram.

Première compétition de ski à Peïra-Cava en 1909 organisée par la section de Nice du Club alpin français présidée par le comte Victor de Cessole.

 

 

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Peille

Les vestiges d'une muraille d'enceintes datant du néolithique sont présents.

En 972-973, les nobles venus de la partie ouest de la Provence avec l'armée du comte de Provence Guillaume le Libérateur pour chasser les Sarrasins vont se partager la Provence orientale. Le vicomte de Nice du lignage de Mévouillan-Orange, Laugier de Nice et ses successeurs, vont chercher à agrandir leur territoire en prenant le contrôle des communautés rebelles à son pouvoir comme Peille et La Turbie. Pour les contrôler, les vicomtes construisent au XIe siècle des châteaux comme celui de Drap.

Peille est mentionné dès 1029 sous l'appellation Pilia ou Peila.

En 1112, Douce de Provence, héritière du comté de Provence se marie avec Raimond-Béranger III, comte de Barcelone. Ce dernier va essayer de reprendre le contrôle de la Provence orientale. Depuis 1004, aucun comte de Provence n'est venu à Nice. En 1117, il est à Nice où il arbitre un conflit entre l'évêque de Nice et les vicomtes. Le comte Raimond-Bérenger II de Provence meurt en 1166 en venant faire le siège de Nice. Le comte de Provence Raimond-Bérenger III arrive à soumettre le consulat de Nice le 8 juin 1176, en présence de ses frères Sanche et Alphonse II, roi d'Aragon et comte de Provence jusqu'en 1173 (mais qui a continué à intervenir) et signe un accord. Le seul allié du comte de Provence dans sa lutte contre le consulat et le vicomte de Nice est la communauté de Peille qui a réussi à résister à la féodalisation par les vicomtes de Nice.

À cette époque, Peille administre un territoire plus grand. Le 11 janvier 1177, Alphonse Ier ou II, roi d'Aragon, comte de Barcelone, comte de Provence, institue un consulat à Peille avec une juridiction s'étendant sur Peille, Peillon, La Turbie et Monaco. Les évêques de Nice et les abbés de Saint-Pons y ont des droits spirituels et temporels. Les chanoines de Saint-Ruf d'Avignon ont possédé l'église Sainte-Marie du XIIe siècle jusqu'en 1654.

Au XIIe siècle, Peille est doté d'un consulat et est administrée par trois consuls élus5. En 1176 cette autonomie est confirmée par le comte de Provence car celle-ci lui a prêté main-forte contre les Niçois. C'est à cette période qu'elle forme, avec Lucéram et Utelle, une confédération républicaine.

En 1191, Peille perd le rocher de Monaco au profit de la République de Gênes.

En 1215, une partie de l'aristocratie de la partie orientale de la Provence refuse de reconnaître la suzeraineté du comte de Provence et des consuls de Nice discutent avec la république de Gênes. Le comte de Provence Raimond Bérenger V décide de reprendre le contrôle de la partie orientale du comté avec l'aide de Romée de Villeneuve. Nice fait sa soumission le 9 novembre 1229 en renouvelant l'accord passé en 1176. En prenant le contrôle du Pays de Nice, le comte de Provence a conservé un château dans les villes de Levens, Coaraze, Lucéram et Peille.

Au XIIIe siècle, l'action autoritaire des comtes de Provence comme Charles Ier va faire perdre une partie de ses libertés. Peille devient une simple communauté rurale qui gère ses affaires sous le contrôle du pouvoir comtal. Peille est le chef-lieu d'un petit bailliage avant qu'une réorganisation administrative faite en 1307 par Charles II rattache Peille à la «vicaria comitatus Vintimilli et vallis Lantusce» avec Sospel, Saorge, Breil, Pigna, La Roquette, Lucéram, Belvédère, La Bollène, Lantosque, Utelle, Roquebillière, Saint-Martin, La Tour et Valdeblore.

Peille se sépare de plusieurs de ses bourgs. En 1197, Peille cède ses droits sur Monaco à Gênes, puis Peillon en 1235, Contes, Sainte-Agnès, aux XIIe et XIIIe siècles, L'Escarène en 1520. Blausasc a été détaché de Peille en 1926.

Devenue l'un des trois chefs-lieux du bailliage de la viguerie de Nice au XIVe siècle, elle est rattachée, en 1347, à la viguerie de Vintimille dont le chef-lieu était Sospel.

En 1388, après la dédition de Nice, elle passe sous suzeraineté savoyarde, qui devient en 1720 le royaume de Sardaigne. En 1326 et 1564, deux quartiers de Peille furent détruits par des tremblements de terre.

Peille qui était indépendante sous les comtes de Savoie a dû céder ses droits pour régler ses dettes qui sont alors importantes. Elle devient une seigneurie en 1621 qui est érigée en comté en 1651 en faveur de Jean-Paul Lascaris fils de Jean-Baptiste Lascaris, gouverneur de la ville de Nice (1647), de la famille Lascaris-Vintimille. Les Lascaris sont restés comtes de Peille jusqu'à la Révolution. Le palais Lascaris a été construit au XVIIe siècle, au bord de la falaise, par les successeurs de Jean-Baptiste Lascaris, co-seigneur de Castellar seigneur de Peille et neveu de Jean-Paul Lascaris (1560-1657), grand maître de l'ordre de Malte. Le septième et dernier comte de Peille est Jean Paul Augustin Lascaris, mort à Vintimille le 29 octobre 1797.

Peille devient française en 1792. Le comté de Nice est réuni à la France le 31 janvier 1793 et prend le nom de département des Alpes-Maritimes. Il retourne au royaume de Piémont-Sardaigne de 1814 à 1860 et revient à la France après le plébiscite de 1860.

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Saint-André-de-la-Roche

Saint-André est mentionné une première fois dans un testament d'Odile en 999.

Saint-André appartient pour un quart à l'abbaye de Saint-Pons. Les trois autres quarts sont liés au fief de Revel qui se trouve au quartier de Tourrette (Tourrette-Levens).

Par mariage, le fief de Revel avec une partie de Saint-André est revenu aux Thaon, seigneurs de Lantosque, en 1628. Après rachat d'autres terres, le fief est devenu le comté de Revel et Saint-André au profit des Thaon qui prennent le nom de Thaon de Revel.

Il était de coutume jadis, dans le Comté de Nice, d’affubler chaque village d’un qualificatif de dérision. Ainsi les jeunes avaient-ils de quoi s’invectiver copieusement lors des fêtes votives estivales, les Faliconiers se faisant traiter de « mangia-céba » (mange-oignons), les Arianencs de « bétous » (boueux) et les Saint-Andréens de « Babi » (crapauds).

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Cantaron

Appelé Castrum de Cetaro en 1253, la forme actuelle est fixé par la carte sarde de 1760. L'origine semble être pré-indi-européenne, une traduction rattache le nom au chant des grenouilles, (cantare rana).

Rana désigne la grenouille en italien, mais le site existait bien avant l'adoption de l'italien comme langue officielle en 1562, plus de trois siècle avant.

Le village de Cantaron a été un hameau de Châteauneuf-Villevieille dont il a suivi l’histoire. Son développement et son éloignement géographique ont amené Mgr Valperga, Evêque de Nice, à ériger la chapelle Saint-Joseph en église paroissiale le 30 juin 1788. Le nouveau cimetière a été inauguré le 29 mars 1790. Par décision administrative, le pouvoir civil a érigé Cantaron en commune qu’en 1911.

    Source : www.wikipedia.org - www.cantaron.fr  

Vallée de la Roya et de la Bévéra...

Breil-sur-Roya

Village situé au centre de la vallée, Breil, aujourd'hui Breil-sur-Roya, est un lieu de passage obligé où se rejoignent les routes reliant la Provence et le pays niçois, la Riviera dei Fiori, par Vintimille, à la plaine du Po. Ce village a longtemps eu une activité liée aux convois de muletiers reliant le port de Nice au Piémont par la vallée de la Roya et le col de Tende.

Les traces les plus anciennes de présence humaine dans la vallée de la Roya remontent à l'âge du bronze : plusieurs milliers de gravures rupestres datant de 1 800 av. J.-C. à 1 500 av. J.-C. ont été retrouvées dans la vallée des Merveilles, près de Tende. Vers 500 av. J.-C., les Celtes venus d'Europe centrale arrivent en Ligurie et se sont mêlés aux populations locales. Des enclos de pierre typiques de cette civilisation celto-ligure ont été mis au jour dans la vallée de la Roya.

Vers 200 av. J.-C. les Romains, qui s'étaient étendus sur la côte méditerranéenne, remontent la vallée de la Roya. Ils soumettent les Celto-Ligures locaux, les Oratelli, en 5 av. J.-C.

La christianisation de la vallée de la Roya se fait autour des années 400.

Vers 560, les Lombards sont sans doute les premiers à tenter d'établir un pouvoir politique dans la région.

En 774, Charlemagne devient roi des Lombards et en 800, il est sacré empereur d'occident. La Roya fait donc partie de l'empire. En 843, au traité de Verdun, après la mort de Louis le Pieux (ou le Débonnaire), fils de Charlemagne, l'empire est partagé en trois. Pays-Bas, Bourgogne, Provence et Italie du Nord sont attribuées à Lothaire. La Roya fait donc partie de la Lotharingie qui est incorporée par la suite au Saint-Empire romain germanique.

962 - 1258 - Breil dans le comté de Vintimille

En 962, une charte de San Remo fait état du comté de Vintimille axé sur la vallée de la Roya. En 996, Otton III, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, donne le fief de Vintimille (dont la Roya fait partie) aux comtes de Vintimille.

1258 - 1283 Breil dans le comté de Tende

Battu par les Génois, Guillaumin comte de Vintimille vend ses terres à Charles d'Anjou comte de Provence (frère de Louis IX). Encouragé par les Génois, Pierre Balbe et Guillaume Pierre (frères de Guillaumin) se replient en haute Roya à Tende et, refusant l'accord de vente de la Roya, maintiennent leur autorité sur Breil.

1283 - 1388 - Breil en Provence

En 1283, aidé par des familles Breilloises (Rostagni et Cottalorda) anoblies à l'occasion, Charles d'Anjou comte de Provence réussit à récupérer les terres de la Roya achetées en 1258 à Guillaumin comte de Vintimille. Durant cette période, la croissance démographique entraîne la construction de maisons hors des fortifications du château et par là même l'amorce de la construction du village actuel.

La succession de la reine Jeanne, comtesse de Provence, entraîne des troubles et favorise la sédition de Nice à la Savoie le 28 septembre 1388. Quelques jours après, le 10 octobre 1388, Breil se donne à son tour à Amédée VII, comte de Savoie.

1388 - 1691 - Breil en Savoie

Les comtes de Savoie ont un débouché sur la Méditerranée. En 1416, le comté de Savoie est érigé en duché. En 1563, la capitale des États de Savoie est déplacée de Chambéry vers Turin.

1691 - 1696 - Breil en France

En 1691, Louis XIV, roi de France, annexe les états de Victor-Amédée II de Savoie qui était entré dans la Ligue d'Augsbourg aux côtés du Saint-Empire. Breil fait alors partie du royaume de France.

Au traité de Turin en 1696, Victor-Amédée II est contraint de quitter la Ligue d'Augsbourg et à se ranger au côté du Royaume de France. En contrepartie, il retrouve ses États et Breil se retrouve sous l'autorité de la Savoie.

1696 - 1713 - Breil en Savoie Piémont

Victor Amédée II qui s'est rangé du côté du Saint-Empire contre le roi de France Louis XIV, au cours de la guerre de succession d'Espagne, ne peut empêcher ses États du comté de Nice d'être envahis par les armées du royaume de France. Le prieuré bénédictin Saint-Jean est détruit en 1707 pendant la retraite des troupes commandées par le prince Eugène.

Cependant, en 1713, au traité d'Utrecht, il retrouve son autorité sur ses terres et obtient la couronne royale de Sicile.

1713 - 1720 - Breil en Sicile

Victor Amédée II cède sa couronne de Sicile insulaire aux Habsbourg d'Autriche et reçoit en échange la Sardaigne érigée en royaume. Les États de Savoie sont appelés dorénavant États sardes.

1720 - 1793 - Breil en Sardaigne

En 1740, la Sardaigne s'étant rangée aux côtés de l'Autriche et de l'Angleterre, contre la France et l'Espagne, Breil est impliqué dans la guerre de succession d'Autriche.

En 1744, Breil doit ouvrir ses portes aux Gallispans franco-espagnols.

En 1748, au traité d'Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de succession d'Autriche, la Sardaigne retrouve son autorité sur la Roya.

1793 - 1814 - Breil en France

La Révolution française qui veut essaimer en Europe arrive à Nice rapidement.

Le 10 juin 1793, les troupes françaises entrent à Breil.

Le village passe ainsi sous l'autorité du Directoire en 1795, du Consulat en 1799, de l'Empire en 1804.

Napoléon battu, au traité de Paris en 1814, le comté de Nice dont Breil fait partie est restitué au royaume de Sardaigne de Charles Emmanuel IV.

1814 - 1860 - Breil en Sardaigne

Dès 1848, Charles Albert de Savoie a dans l'idée de réunir les différents États italiens sous une couronne unique et proclame « l'Italia farà da sé ».

Son fils Victor Emmanuel II de Savoie va continuer à œuvrer dans ce sens.

Différentes tractations seront menées par son ministre Cavour pour obtenir l'appui de l'empereur Napoléon III.

En 1858, le futur du comté de Nice est scellé lors de l'entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour.

La France aidera Victor Emmanuel II à chasser les Autrichiens du nord de l'Italie et à favoriser la constitution d'un État d'Italie en contrepartie de la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France.

Depuis 1860 - Breil en France

Le 24 octobre 1860, après un référendum, Breil et Saorge, forment le canton de la Moyenne Roya et sont rattachés à la France.

Depuis l’annexion du comté de Nice à la France, en 1860 (sans la Haute Roya et les villages de Piène et Libre), le rôle frontalier de Breil a fixé une population d’agents de l’État, du chemin de fer et de militaires. Les installations hydroélectriques, l'inauguration, en 1928, d’une gare internationale sur la ligne de Coni à Vintimille et la ligne de Nice à Breil-sur-Roya, ont également marqué l’entre-deux-guerres, tout comme la présence d’une garnison de troupes alpines.

Source : www.wikipedia.org

 

 

Brigue (La)

Avant son annexion à la France à la suite du Traité de Paris (1947), La Brigue s'étendait par ses hameaux de part et d'autre de la chaine des Alpes sur le Piémont et la Ligurie. L'actuelle commune de La Brigue portait le nom italien de Briga Marittima avec le hameau de Morignole ("Morignolo" en italien): cette commune, bien éloignée de la mer, n'était qualifiée de « maritime » qu'en raison de sa position dans le bassin qui se déverse vers la Méditerranée par la Roya et par opposition au hameau de Briga Alta, situé au Piémont avec les hameaux d'Upega et Carnino. La Brigue s'étendait aussi sur le versant ligure avec le hameau de Realdo (près de Verdeggia et Triora).

Durant de nombreux siècles, l'économie de la communauté de La Brigue était axée sur un système agro-sylva-pastoral. C'est surtout grâce à l'élevage ovin que La Brigue avait acquis une certaine prospérité à la fin du Moyen Âge et au cours du XVIe siècle. Le vente d'agneaux de lait était sa spécialité. Le commerce de la laine explique même la présence d'une importante communauté de négociants juifs dans le village (une rue du Ghetto y subsiste). Mais, au cours des XVII et XVIIIe siècle, la Commune de La Brigue commence à céder ses droits de pâturage pour rembourser ses créanciers, ce sont les « bandites », responsables de la dégradation des prairies d'altitude. Les bénéficiaires des droits de bandite pour rentabiliser leurs acquisitions pratiquaient le surpâturage, sachant que les Brigasques, de toutes façons devraient leur fournir le fourrage quand l'herbe viendrait à manquer. Cette ancienne économie s'étiole au cours du XIXe siècle avec une embellie après 1860. En effet, à cette date, tout le comté de Nice est rattaché à la France, sauf Tende et La Brigue.

En effet, ce territoire inclut la ligne de crête allant du col de Tende au Balcon de Marta en passant par le massif du Marguareïs. Il s'agit d'une position bien trop stratégique pour permettre que le Piémont, en passe de conclure l'Unité d'Italie (qui interviendra l'année suivante), cède ces terres à la France. L'enjeu est clair : d'éventuelles positions fortifiées françaises avec les canons pointés sur la ville de Coni, point d'accès à la plaine du Pô, donnerait en cas de conflit un avantage gigantesque à la France, dont les troupes ne seraient plus qu'à deux ou trois jours de marche de Turin, la capitale. Le Piémont ne peut donc pas se priver de ce rempart naturel que sont les Alpes. Cavour et la diplomatie italienne finiront par trouver un compromis avec le Second Empire. Le comté de Nice sera bel et bien rattaché à la France par le Traité de Turin (1860), pour respecter l'engagement pris vis-à-vis de Napoléon III qui avait promis un soutien militaire au Piémont dans la guerre contre l'Autriche. Néanmoins, Tende et La Brigue seront officiellement déclarés « territoires de chasse personnelle du Roi », donc inaliénables.

En guise de dédommagement pour les populations de la Haute-Roya, privées par la nouvelle frontière de débouché sur la mer et sur les florissantes activités de la côte Niçoise, on accorde aux territoires de Tende et La Brigue des franchises douanières : les produits agricoles vendus sur la côte ne seront pas soumis à douane.

Conformément aux accords fixés par le traité de Paris, la loi du 15 septembre 1947, publiée au Journal officiel du lendemain, créée les communes de Tende et de La Brigue « à partir d'une partie étrangère » ; cette annexion prend effet le 17 septembre avant d'être finalement confirmée le 12 octobre suivant par un plébiscite.

  Source : www.wikipedia.org  
Fontan

Le nom de Fontan vient de Fontes Aquarum rappelant les sources fraîches qui alimentent le village.

Le village fut créé le 30 juin 1616 par une ordonnance du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier indiquant :

Ayant avec de très grands moyens et dépenses fait tracer les nouvelles routes carrossables de la Mer en Piémont, afin d'introduire un grand trafic et un grand commerce dans nos États... ayant été nécessaire de détourner la route des lieux et terres de Breil et Saorge... considérant la nécessité où se trouve le peuple de Saorge d'avoir quelques habitations hors de l'agglomération, du fait du peu de place dont dispose celle-ci, considérant que les négociants ne pouvant se loger à Saorge seront obligés de s'établir près de l'endroit où passe la route nouvelle, voulant pourvoir à tout cela, il est permis de choisir quelque lieu plus commode, qui entre Sospel et Tende, se trouve où l'on puisse résider plus aisément.
Nous étant pleinement informés de la qualité du lieu et territoire nommé le Fontan, comme endroit commode, aéré, sain, abondant en eau de source et possédant des terrains propres à la culture des cultures et de la vigne... nous avons ordonné et ordonnons que tous ceux qui voudront habiter sur la route, dans le terroir de Saorge, soit pour tenir hôtellerie, ou faire autre commerce doivent y construire à l'exclusion de tout autre endroit.

La présence dans la région de la peste en 1631 pousse des familles de Saorge à s'établir à Fontan.

Cependant, la position du village sur une route commerciale va aussi la placer sur une route d'invasion des armées vers le Piémont.

Fontan et ses hameaux de Bergue, plus haut dans la vallée, sont inféodés par achat au comte Solaro de Govone, marquis de Breil, écuyer de la duchesse de Savoie et gouverneur du prince de Piémont. Il cède ce fief aux Roffredo qui sont restés seigneurs de Fontan et de Saorge jusqu'en 1794.

Le quartier général de l'armée sarde pendant la guerre entre le Piémont et la France de 1792-1794 va s'établir à Fontan.

Pauline Borghèse et son mari passent le 20 avril 1808 par Fontan quand ils se rendent de Nice à Turin. Ils reçoivent l'hommage de la municipalité de Saorge et des notables de Fontan.

Le pape Pie VII passe à Fontan en 1809 quand, tenu prisonnier, il se rend à Nice, puis à Savone.

Fontan est devenue une commune autonome en 1871. Auparavant, elle faisait partie de Saorge.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le village (prise de guerre) est occupé dès 1940 par les Italiens, et n'est restitué à l'administration française qu'en 1943. La totalité de la population civile du village a été ensuite déportée par les troupes allemandes jusqu'à Turin (Italie) entre le mois de décembre 1944 et avril 1945.

Cet épisode méconnu du conflit dans les Alpes-Maritimes a fait l'objet d'un mémoire de maîtrise d'Histoire contemporaine rédigé par Goulven Godon, sous la direction de Jean-Louis Panicacci, et soutenu à l'Université de Nice Sophia-Antipolis en juin 2004. Il est intitulé : La « déportation » des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945).

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Moulinet

Moulinet a été décorée de la « Médaille d'Argent » des villages de France dans les années 1930.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la totalité de la population civile du village a été déplacée par les troupes d'occupation allemandes jusqu'à Cuneo (Italie) entre le 29 septembre 1944 et le 12 avril 1945. Cette période est traditionnellement évoquée comme celle de la « déportation » du village.

Cet épisode du conflit dans les Alpes-Maritimes a fait l'objet d'un Mémoire de maîtrise d’histoire contemporaine rédigé par Goulven Godon, préparé sous la direction de Jean-Louis Panicacci, soutenu devant l'Université de Nice Sophia-Antipolis en juin 2004 et intitulé : « La "déportation" des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945) ».

  Source : www.wikipedia.org   
Saorge

Du comté de Vintimille au comté de Provence

De la présence romaine, il reste une pierre obituaire découverte au château de Malemorte qu'il est possible de voir sur le mur sud de l'église Saint-Sauveur. Y figurent les noms d'un édile et de membres de la tribu Falerna

Première citation du village au Xe siècle sous le nom «  Saurcio  » et une charte de janvier 1092 cite les noms des habitants de Saorge ayant fait donation de l'église Sainte Marie (del Poggio) à l'abbaye de Lérins.

À l'origine de son histoire, le village fait partie du comté de Vintimille. Les comtes de Vintimille gèrent alors leurs biens en indivision jusqu'à ce que la multiplication des branches rende cette pratique impossible au XIIe siècle. Vintimille est assiégée par les Génois et prise par eux. Gênes cherche à agrandir ses possessions vers l'ouest. Pour ne pas tout perdre, un membre de la famille de Vintimille, Guillaume ou Guillaumin, comte de Vintimille, seigneur de Gorbio, Tende, La Brigue, Castellar, Castillon et Saint-Agnès, échange ses terres et ses droits dans le Comté de Vintimille et le val de Lantosque contre une terre sous suzeraineté directe du comte de Provence le 13 février 1257 à Charles d'Anjou, comte de Provence par son mariage avec Béatrice de Provence. En mars 1258, ce sont ses cousins, Georges et Boniface de Vintimille, fils du comte Manuel qui, par le Traité de Lucéram, cèdent au comte de Provence ses droits sur Sospel, sur Breil et Saorge. L'ensemble des territoires cédés au comte de Provence ont été réunis dans la viguerie de Vintimille et du val de Lantosque dont le siège est à Sospel. Cet accord n'a pas été accepté par deux de leurs cousins Vintimille, lesquels s'installent à Tende et à La Brigue et entrent en guerre contre les Provençaux. L'opposition entre les comtes de Vintimille et les comtes de Provence a abouti à un accord en 1278 amenant la branche de Lascaris de Vintimille à rendre hommage au comte de Provence pour ses biens. Le village est fortifié et contrôle la vallée de la Roya.

Des Terres Nouvelles de Provence au Comté de Nice

En 1388, à la suite de la dédition de Nice, Saorge entre dans le domaine des comtes de Savoie. La possession de Saorge a permis au comte de Savoie d'y construire des châteaux de part et d'autre de la Roya pour en verrouiller l'accès.

En 1465, un incendie détruit le village. 3 000 routiers Gascons rendus sans emploi à la suite de la paix intervenue entre le roi de France et le pape pillent le village en 1516. Le séisme du 20 juillet 1564 ruine le château et le pont de Roccatagliata, à Breil.

Le 4 avril 1553, les troupes françaises se seraient emparées du fort de Saorge avec l'aide secrète d'Anne Lascaris, comtesse de Tende, dont le fils est gouverneur de Provence, mais n'y seraient restées que huit jours.

En 1691, le fort Saint-Georges de Saorge mal entretenu ne peut arrêter l'armée du maréchal de Catinat dans sa conquête du Comté de Nice après la bataille de Staffarde. Le fort est pris le 9 juillet. Le 10 juillet, le chevalier de La Fare nommé gouverneur du Comté de Nice par Louis XIV écrit à Versailles : Le château de Saorge est fort bon par sa situation. Ce poste est de grande conséquence, parce qu'il nous rend maître du marquisat de Dolceacqua, de La Brique, de Pigne et de Tende et qu'il nous rend libre le chemin de Nice au Piémont. Saorge comme le reste du Comté de Nice est rendu au duc de Savoie à la suite du traité de Turin du 29 août 1696.

Les hostilités reprennent en 1703 avec la guerre de Succession d'Espagne. L'armée du duc de La Feuillade arrive jusqu'à Sospel en mars 1705. Après la chute de la citadelle de Nice le 4 janvier 1706, sa garnison est autorisée à se retirer à Saorge. La ville n'est pas prise et a servi de base aux attaques des troupes du duc de Savoie Victor-Amédée II.

Le fief appartient à la famille Solaro en 1700, puis aux Roffredo en 1710 qui deviennent alors comtes de Saorge.

Pendant la guerre de Succession d'Autriche, les troupes franco-espagnoles ou gallispanes occupent Nice en avril 1744 et arrivent jusqu'à Sospel. Après la défaite de Plaisance en juin 1746, les troupes franco-espagnoles doivent se replier jusqu'en Provence mais les troupes piémontaises sont arrêtées par la défense d'Antibes. Le maréchal de Belle-Isle reprend l'initiative en 1747, envahit le Comté de Nice mais l'offensive est bloquée dans la vallée de la Roya par le fort de Saorge. Un rapport français écrit en 1748 note la difficulté d'attaquer le fort de Saorge en remontant la vallée de la Roya. La paix d'Aix-la-Chapelle met fin au conflit et voit la restitution du Comté de Nice au duc de Savoie.

En 1787, le futur président des États-Unis, Thomas Jefferson passe à Saorge au cours d'un voyage entre Nice, Gênes et Turin où il visite les productions locales, rizières du Piémont et fabrication de « maccheroni ».

De la Révolution française au Premier Empire

En 1792, l'annonce de la présence des troupes révolutionnaires françaises à Saint-Laurent-du-Var provoque une panique à Nice. L'administration du comté de Nice, le Sénat, la Trésorerie, la Magistrature, les administrations, quittent Nice pour se mettre à l'abri à Saorge. Le 18 septembre les troupes sardes quittent Nice sans combat avec les émigrés français. Des milices regroupant les habitants de Saorge, Fontan et Berghe sont créées pour combattre les troupes françaises dans le massif de l'Authion. Pour accéder à Saorge à partir de la vallée de la Vésubie il faut franchir le col de Ruas dans l'Authion et redescendre par le vallon du Cayros (ou Caïros). Deux représentants en mission demandèrent au général Brunet de lancer une attaque contre les troupes austro-sardes commandées le général Thaon de Revel en juin et juillet 1793. Les troupes françaises inexpérimentées subirent un échec coûtant 3 200 hommes. Il est rendu responsable de cet échec, condamné à mort et exécuté. Le comte Thaon de Revel attaque dans la Vésubie mais les troupes austro-sardes commandées par le maréchal de Wins sont battues à Gilette.

La défaite du maréchal autrichien de Wins à la bataille de Gilette face à Dugommier.

Lazare Carnot définit le but des opérations dans les Alpes-Maritimes devant le Comité de salut public le 30 janvier 1794 en reprenant un plan déjà envisagé pendant la guerre de Succession d'Espagne : Si donc on veut attaquer le Piémont, c'est par le département des Alpes-Maritimes en prenant d'abord Oneille, qui empêche tout secours de la part des ennemis, toute communication avec la Sardaigne, et qui nous facilite l'arrivage des subsistances pour nos armées par la rivière de Gênes. Ces motifs devront déterminer le Comité de salut public à ordonner l'attaque d'Oneille, d'où il nous sera facile ensuite d'entrer en Piémont, en prenant en revers le poste de Saorgio et mettant le siège devant Coni.

Le capitaine d'artillerie Bonaparte, nommé directement au grade de général le 6 février 1794 après la prise de Toulon, visite les avant-postes en mars, fait son rapport et propose aux représentants en mission, les conventionnels Robespierre le jeune et Ricord, au général en chef Dumerbion et à Masséna et Rusca, un mouvement tournant à partir d'Oneille pour s'emparer de la route de Fontan à Tende. L'attaque de Saorge est faite en trois directions à partir de la Méditerranée : à gauche, vers Breil-sur-Roya, au centre par la vallée de la Nervia, à droite à partir d'Oneille. Bonaparte se rend à Breil le 26 avril pour analyser la situation pour la prise de Saorge. Masséna, aidé par Rusca commande l'attaque centrale. Oneille est prise sans combat le 8 avril 1794. Le 22 avril Masséna est à Molini di Triora. Il commande d'attaquer le 27 avril les troupes austro-sardes sur la cime de Marte qui doivent céder. Les Français sont à La Brigue le 28 avril. Il amorce un mouvement tournant qui va entraîner la prise du fort de Saorge abandonné sans combat le 28 avril ou 29 avril par son commandant sarde, le baron de Saint-Amour, désobéissant aux ordres de défendre le fort tant qu'il pourra, gouverneur du fort de Saint-Georges, après un jour de siège alors qu'il avait de quoi résister pendant un an (accusé de trahison, le colonel a été fusillé à Turin). Le 8 mai les troupes françaises sont au col de Tende. Dubermion écrit au Comité de salut public : C'est au talent du général Bonaparte que je dois les savantes qui ont assuré notre victoire. Masséna va commander la destruction des fortifications de Saorge. Il a fallu 33 jours, à partir de juillet, aux sapeurs-mineurs du capitaine Henry pour détruire le fort Saint-Georges, le château de Malemorte et les redoutes Saint-Roch, Saint-Antonin. On a fait de même à tout ce qui pouvait rappeler la croix, les nobles et les tyrans, dont la plaque rappelant les travaux de la route de la Roya faits par Victor-Amédée III. La présence de troupes de barbets commandés par des officiers sardes dans la montagne de Saorge et de Tende va conduire à des combats de harcèlement qui vont durer plusieurs années.

Le 15 août 1799, l'armée française perd la bataille de Novi. Elle recule devant les armées austro-sardes. Les Français évacuent Coni le 14 novembre. Le 7 mai 1800, les Austro-Sardes sous les ordres du général autrichien Melas pénètrent dans le Comté de Nice par le col de Tende et la route de Savone. Ils sont à Sospel le 9 et à Nice le 10 mai. Mais la contre-offensive française ramène les Français à Breil le 1er juin 1800, à Tende le 2 et à La Brigue le 3 ou le 4. Cette courte incursion austro-sarde de trois semaines dans le Comté de Nice va relancer le barbétisme qui avait diminué à la suite de l'arrêté du 1er mai 1794 offrant l'amnistie aux miliciens ou barbets à condition qu'ils rendent leurs armes et le traité de Paris du 15 mai 1796 par lequel le roi de Sardaigne reconnaît la perte du Comté de Nice. Le maire de Saorge se plaint que des bandes de barbets se trouvent autour de la ville et ravagent les campagnes environnantes. Les troupes françaises vont les chasser en causant aussi des dégâts auprès des populations locales qu'ils accusent de soutenir les barbets. Le barbétisme diminue après 18027. Le 20 avril 1808, Pauline Borghèse s'arrête à Saorge.

Saorge fait alors partie du département des Alpes-Maritimes et le reste jusqu'à la chute de Napoléon Ier qui entraîne le retour du comté de Nice à la maison de Savoie par le traité de Paris.

Après l'Annexion à la France

Saorge redevient française par référendum en 1860. Sur 605 votants, 605 votent oui.

La création de la commune de Fontan en 1871 ampute celle de Saorge d'une partie de son territoire. Saorge, à l'écart de la route principale, va voir sa population diminuer de 35 % en quarante ans, à l'inverse de Fontan dont la population est assez stable et profite de sa position de poste frontière.

Le séisme du 28 février 1887 n'a provoqué que l'effondrement d'une maison et quelques dégâts8.

Les lignes ferroviaires Coni-Vintimille, d'une part, et Nice-Breil-sur-Roya, d'autre part, sont inaugurées le 30 octobre 1928. L'exploitation est assurée alors par les FS côté italien, et par le PLM du côté français.

  Source : www.wikipedia.org  
Sospel

Du comté de Vintimille au comté de Provence

Commune sous la tutelle des comtes de Vintimille au Moyen Âge, Sospel affirme très tôt son indépendance face aux revendications des comtes, contraints de faire acte d'allégeance à la république de Gênes qui avait des visées sur la région. Sospel cherche donc la protection du comte de Provence, seul contrepoids à l'hégémonie génoise.

Le 28 mars 1258, la cession de Sospel à la Provence est effective. Chef-lieu de viguerie, Sospel gagne en importance sur le plan administratif. Il existait en 1258 seulement 6 vigueries dans le comté de Provence : Marseille, Hyères, Draguignan, Nice, Grasse, Sospel (viguerie de Vintimille - Val de Lantosque) et 4 bailliages : Toulon, Saint-Maximin, Brignoles, Puget-Théniers. Il suffit de constater l'étendue de cette viguerie pour juger de l'importance de cette cité médiévale.

Le grand Schisme d'Occident permet à Sospel de devenir évêché dès 1378, en faisant pression sur le nouvel évêque de Vintimille, qui s'établit définitivement à Sospel. En représailles, le pape romain Urbain VI nomme un autre évêque à Vintimille. Un nouvel évêque, Pierre Marinaco, est nommé à Sospel en 1384, et ce dernier ayant été promu archevêque à Famagouste (Chypre) laisse le poste vacant. À la suite de l'élection d'un troisième souverain pontife en 1409 au concile de Pise (Alexandre V), l'église catholique romaine, en plein chaos, ne se soucie guère de trouver un remplaçant à Pierre Marinaco, et Sospel se retrouve donc sans évêque. Il faut attendre la fin de l'année 1411 pour que l'évêque de Vintimille pardonne à Sospel ses infidélités épiscopales pendant le schisme.

L'Acte de dédition à la Savoie

Face à la guerre de succession pour la couronne provençale, déclenchée par l'assassinat de la reine Jeanne, Sospel, tout comme l'ensemble du comté de Nice, fait acte de dédition à la Savoie en 1388. S'ensuit pour Sospel une longue période de prospérité entrecoupée par de terribles épidémies de peste. L'allégeance des comtes de Tende (les célèbres Lascaris) au comte de Savoie permet enfin la libre circulation des marchandises entre Nice et Turin, pour le plus grand bénéfice de la communauté de Sospel. À partir de la seconde moitié du XVe siècle, l'hérésie vaudoise commence à s'implanter dans les vallées et de grands bûchers sont organisés, ce qui n'entrave nullement le commerce florissant. Mais un fait majeur remet tout en question à long terme : en décembre 1481, la Provence est rattachée à la France. Le comté de Piémont-Savoie fait connaissance avec un nouveau voisin : le puissant royaume de France.

Dès 1614 et jusqu'en 1796, Sospel est le siège de l'une des quatre préfectures du ressort du Sénat de Nice.

Sospel fut un village très important au Moyen Âge avec le passage de la route du Sel (existence d'un château dont il reste encore quelques ruines). Présence également de nombreux alchimistes à l'époque.

  Source : www.wikipedia.org  
Tende

Moyen-Age

La localité est peuplée de manière avérée dès 690. Citée au XIe siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris, sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris ; d'où les fils Lascaris de Vintimille.

En 1574, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie.

Renaissance et Réforme

La présence des Vaudois est attestée dans les vallées de la Roya et de la Bévéra, notamment à Tende, ainsi que dans des villages situés de l’autre côté du col de Tende dès le XIIIe siècle. Ceux-ci prêchent une réforme de l’Église dans une région où nombre de superstitions, voire d’hérésies, fleurissent, et où les procès en sorcellerie sont courants. Au XVIe siècle, ces protestants font de nombreux adeptes dans la haute vallée de la Roya, d'autant que Claude de Savoie (1507–1566), comte de Tende, fils d’Anne Lascaris et de René le Grand Bâtard de Savoie et son frère, Honoré II (1511–1580), comte de Villars, ont embrassé le parti huguenot. Les ducs de Savoie, convaincus de leur mission divine de défendre la religion catholique contre toutes les hérésies, entendent bien lutter contre la montée du protestantisme dans leur duché, mais se heurtent à Lesdiguières, capitaine protestant qui cherche à constituer un bloc homogène et ouvrir un passage vers la péninsule italique. La cession de Nice à la Savoie, effective en 1575, sonne toutefois l'heure de la répression et de l'étouffement progressif du protestantisme dans la vallée de la Roya.

Époque contemporaine

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, officiellement pour que Victor-Emmanuel II puisse jouir de ses territoires de chasse. Ce n'est qu'après le traité de paix de Paris du 10 février 1947 que ces territoires sont cédés par l'Italie. Ils passent sous souveraineté française par une loi du 16 septembre de la même année, puis un référendum confirme un mois plus tard la volonté des habitants de devenir Français.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la Préhistoire sur les sites naturels de la vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au musée départemental des Merveilles).

  Source : www.wikipedia.org  

Vallée de l'Estéron...

Bonson

Bonson a toujours appartenu au comté de Nice et faisait partie du grand diocèse de Glandèves.

Jusqu'à la construction de la route menant à Puget-Théniers en longeant le Var, les voyageurs souhaitant aller de Nice à Puget-Théniers devaient passer par Aspremont, Castagniers, Saint-Martin-du-Var et franchissaient le Var sur les épaules d'un habitant ou sur une barque, puis grimpaient jusqu'à Bonson qui était un village d'étape, et continuaient par Revest-les-Roches, Toudon, Ascros et Puget-Théniers1. De Bonson, on pouvait remonter l'Estéron. De Puget-Théniers, on accédait au val d'Entraunes. En 1675, les habitants demandent la construction du pont de Bonson, sur le Var, en 1675. Le seigneur de Gilette, qui possédait le droit de barque sur le passage du Var, s'opposa à cette construction. Le gouverneur de Nice, Antoine de Savoie, y est favorable pour améliorer le commerce. Le pont est construit à partir de 1677, mais n'a pas résisté aux crues du Var et n'existe plus en 1700. Un nouveau pont avait été construit, mais il s'effondre en 1829. Il a été remplacé par le pont Charles-Albert, pont suspendu construit à partir de 1849, jusqu'à sa réception en novembre 1852.

À partir du XVIIIe siècle, la seigneurie de Bonson passe à plusieurs titulaires tels que les Liti, les Lascaris, les Chabaud et les De Gubernatis.

Au milieu du XIXe siècle, avec l'avènement d'une république durable, l'oppression des seigneurs disparaît mais les catastrophes naturelles persistent ; le 23 février 1887, un tremblement de terre endeuille la commune. Il faut compter également avec les maladies et les invasions d'insectes destructeurs de récoltes.

  Source : www.wikipedia.com    
Bouyon

Seigneurie des Laugier en 1351, puis pour partie des Grimaldi (seigneurs Grimaldi de Bouyon) relevant ainsi du comté de Provence de 1364 à 1385.

En 1385, il passa aux mains de Charles de Duras et en 1388 Bouyon devint territoire savoyard.

Ce n'est qu'avec le traité de Turin, en 1760, qu'il revint en Provence. En 1790, il est rattaché au canton de Coursegoules.

Bouyon est détaché du département du Var avec la création du département des Alpes-Maritimes après l'annexion du comté de Nice par la France, le 24 mars 1860.

 

Source : www.wikipedia.con

 

 

Broc (Le)

Un habitat fortifié dénommé Le Broc (de Braco vers 1200, de Broco en 1235) est mentionné dans la première moitié du XIIIe siècle. Il comportait un château qui était situé sur le rocher, en bordure orientale de l'agglomération, où l'on voit encore quelques traces.

Le château du Broc semble avoir été implanté dans un territoire plus ancien, dénommé Olive, et dont le centre fortifié n'a pas encore été localisé. La première église paroissiale d'Olive, dédiée à Saint Pierre, est devenue par la suite la chapelle Saint-Michel, dont les ruines subsistent, en contrebas du village du Broc.

Dès le Moyen Âge un village s'est développé au sud du château ; c'est ce que nous indique l'église Sainte-Marie-Madeleine, construite sur le col et qui est mentionnée, indirectement, en 1312. Ce mouvement se poursuit durant l'époque moderne vers l'ouest et vers le nord-ouest.

Deux-Frères est un autre habitat fortifié autrefois indépendant, aujourd'hui rattaché au territoire de la commune du Broc. Il est mentionné au milieu du XIIIe siècle. Il en subsiste des ruines sur le sommet situé au nord de la chapelle Sainte-Marguerite (parfois dénommées à tort Château de Fougassière). Il a été abandonné au XVe siècle.

En 1396, Pierre Giraudi de Broco, juge de Barcelonnette (1364), de Grasse (1365-1366) et d'Aix (1366-1367) est coseigneur du Broc.

  Source : www.wikipedia.org  
Gilette

Le Village de Gilette et né en Provence, avant son château, vers l'an 1000. Il n'y avait alors pas de routes mais des sentiers muletiers, l'Estéron était une frontière naturelle ainsi que le var, difficile à traverser, avec deux ponts souvent emportés et un gué capricieux.

Gilette, regardait plus vers le pays vençois et la moyenne vallée du Var, que vers Nice et son Comté.

Cette position stratégique devait faire à la fois son bonheur et son malheur !

Quand Douce, fille du comte de Forcalquier, épouse le comte de Barcelone, roi d'Aragon, elle lui cède ses droits faisant de son son époux, Alphonse II d'Aragon, un Alphonse 1er de Provence, qui se dépêche de construire un château, sur la frontière avec le comté de Nice. devenant une place forte selon la volonté d'un Catalan.

En 1246, avec Charles d'Anjou, frère de Louis IX dit Saint-Louis, les Angevins remplacent les Catalans. Après un période troublé par les guerres entre les grandes familles, Gilette va glisser de la Provence dans le Comté de Nice.

Elle va dès lors, épouser l'histoire du Comté de Nice en tombant dans l'escarcelle du Duc de Savoie en 1388, qui deviendra roi de Piémont-Sardaigne.

En 1706, en guise de représailles, le roi de France Louis XIV (1643-1715), ordonne la destruction des châteaux de Nice et Gilette dont il ne reste que les murs que l'on voit aujourd'hui.

En 1793, le 18 et 19 octobre plus précisément, Gilette donnera le nom à une énième bataille entre les Sardes, les Autrichiens et les Français.

Aujourd'hui, la vue reste...

Source : www.wikipedia.org - www.gilette.fr    
Roque-en-Provence (La)

Appelé à l'origine Roccasterone, la Rocca ou Rocha, la Roccha de Sterono, Roca-Staroni ou Rocca Steronis, le village est nommé « la Roque-en-Provence » lors du partage de 1760 ou « Roque d'Estéron » « devenue française ».

À la fin du XVIIIe siècle, il est fait mention dans les actes civils de la « Roque Estéron ». Le nom définitif passe en 1793 de « la Roque Stéron » à « la Roquestéron », l'article disparaissant l'année suivante, en l'an III de la République. Dénommé la Roque-Var au cours du XIXe siècle, ou à nouveau Roque d'Éstéron, il devient Roquestéron-Grasse en 1860.

Il n'est pas rare de lire le vocable Roquesteron désigner ce village dans son histoire, ce qui peut entraîner des confusions mais n'est pas en contradiction avec son passé : il n'y a qu'un seul village jusqu'en 1760, de plus l'actuel Roquestéron porte officiellement le nom de Roccasterone sous l'administration sarde. Par ailleurs, les deux communautés portent le même gentilé. Un texte littéraire et historique parle de la période de la division de la communauté en deux.

À côté des langues officielles, côté provençal comme sarde, en langue occitane parlée des deux côtés de l'Esteron, le village s'appelle "Sa Ròca" en graphie occitane, "Sa Roco" en graphie mistralienne (ou respectivement "La Ròca", "La Roco).

L'étymologie est assez claire : le rocher (fortifié) de/sur l'Estéron, selon une onomastique classique à préfixe roque-, avec les dérivés rochette, roquette... L'étymologie de la rivière demeure plus obscure. Celle du Peïroulet est rattachée selon Giauffret au sens de chaudron (peiroulet en niçois, pairol en occitan), à moins que la notion de pierre, rocailleux, n'y soit présent comme pour les communes de Peyroules ou Peyrolles.

Extension et séparation à l'époque moderne

À la fin du Moyen-Âge, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descend vers la rivière, la franchit et peu à peu, le faubourg rive gauche cultivé se couvre de bâtisses, certaines construites par les familles de notables Saint Jean (« borgho Sangian ») et Alziari ; le fils du notaire Claude Alziari, Jean, est investi en janvier 1724 du nouveau comté de Malaussène. Les Roverizzio de Pianova, ou Pianavia Roverizio, de San Remo, deviennent comtes de la Rocca Sterone en 1722 (Roverizzio di Roccasterone). Au début du XVIIIe siècle, l'église Sainte Pétronille est fortifiée, les combles surélevés pour créer un corps de garde avec meurtrières pour armes à feu.

C'est avec le traité de Turin de 1760 que l’Estéron devint la frontière entre la France et les États de la Maison de Savoie (royaume de Sardaigne). Une frontière au tracé simplifié mais qui sépare le village en deux : le berceau originel revient en territoire provençal (Royaume de France depuis 1481) et prend le nom de La Roque en Provence/La Roque d'Estéron. Séparé par la rivière et le « Pont de France », le faubourg rive gauche acquiert une identité administrative sarde et conserve le nom de Roccasterone, le futur Roquestéron qui sera rattaché à la France en 1860 avec le toponyme de Roquesteron-Puget. Les habitants continuent de jouir de leurs biens de part et d'autre du tracé, la paroisse et ses registres, souvent en français, demeurent uniques jusqu'en 1774. La titulature Saint Arige, ainsi que des objets du culte et une cloche, ont été transférés dans la nouvelle église en construction depuis 1735, rive gauche. La communauté subit les remous des guerres de la Révolution : le village est occupé, voire saccagé par les troupes austro-sardes ou les milices barbets, des troupes républicaines sont encasernées dans l'église Sainte Pétronille durant six mois en 1792.

Après un pic démographique au milieu du XIXe siècle, moment où le village français accueille un « cabaretier », une tuilerie et des moulins, un poste des douanes royales et plusieurs orphelins de l’Hospice de Grasse, sa démographie chute des cinq sixièmes en un siècle.

Un décret du 16 novembre 2015, paru au Journal officiel du 18 novembre modifie le nom officiel de la commune, qui passe de Roquestéron-Grasse à La Roque-en-Provence.

  Source : www.wikipédia.org    
Roquesteron

Le village actuel de Roquestéron, anciennement dénommé Roccasterone puis Roquesteron-Puget, sur la rive gauche de l'Estéron, n'a d'existence administrative que depuis le Traité de Turin de 1760 ; auparavant, son histoire est celle d'un faubourg de la Rocca fondée rive droite, créé à partir du XVe siècle.

Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure « les Velauni » occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent un épigraphe et un cippe, ce dernier bordant probablement la route carrossable (dite Voie romaine) qui reliait Vence à Castellane.

Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de Roquestéron, Raymond Rostaing donna en 1025 et 1046 des terres et des biens à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Sa famille y érige un castrum de la Rocha au XIIe siècle, sans doute un poste de guet et une église fortifiée, l'actuelle église Sainte Pétronille. Un autre castrum aurait été érigé dans le hameau de Gerbières (castrum Garberii7). Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit (au modeste monastère Saint Jean de Moustiers à la Haute Olive) une partie de La Vida de Sant Honorat.

Jusqu’en 1388, Roquestéron resta provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fait partie du duché de Savoie, puis du royaume de Piémont-Sardaigne. Le village fortifié voisin de Cuébris demeure provençal, intégré au Royaume de France en 1481. Ainsi, durant presque un demi-millénaire, la Rocca est une terre frontalière.

Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit (vraisemblablement à partir du XVe siècle), et peu à peu, le faubourg rive gauche cultivé se couvre de bâtisses, au voisinage des territoires de Cuébris et du prieuré, lieu-dit Saint-Jean d'Aurèle de l'ancien village de la Caïnée. À la fin du XVIIe siècle, essor démographique et calme politique aidant, celui-ci accueille une majorité de feux, de riches familles bourgeoises (Saint-Jean qui donnent au lieu le nom de Borgho Sangian, Alziari propriétaires du Champon) y font construire des maisons dont les linteaux datés subsistent. En 1739, 333 habitants habitent en rive gauche, 87 dans la « Vieille Ville » rive droite. Sur l'emplacement d'une chapelle de pénitents, une église Saint-Arige est construite à partir de 17358.

1760 est une date essentielle : le Traité de Turin (article 9 et 11), fixant l’Estéron comme frontière entre les États sardes et la France, coupa le village en deux, donnant la rive droite à la France. Le pont enjambant la rivière devint pont international avec une borne frontière de bois en son milieu : il est baptisé plus tard « pont de France ». Avant le Traité, l'ouvrage n'est pas mentionné sur les cartes, « le pont en bois est emporté par les crues de la rivière, ce qui arrive souvent ». Les lithographies aux alentours de 1860 illustrent un pont à deux arches en bois et une pile de pierre, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il est reconstruit solidement de 1873 (date sur la culée Sud) à 1876. La rive gauche, restée sarde avec le nom de Roccasterone devient française en 1793, après la victoire des troupes de la Révolution. Les deux communautés demandent sans succès leur réunion. En 1814 à la chute de l’Empire et du Traité de Paris, elle redevient sarde et chef-lieu de mandement jusqu’en 1860 , date de son rattachement définitif à la France (Roccasterone prenant le nom de Roquesteron-Puget).

Toutefois, les deux communautés, créées de part et d’autre de la rivière, restent séparées administrativement et ce jusqu’à nos jours.

Une route carrossable joint le Pont Charles-Albert à Roquestéron en 1871, et il faudra attendre 1900 pour relier Roquestéron-Grasse à Conségudes.

Roquestéron-Puget de 1860 jusqu’après 1945 suit l'évolution commune des nombreux villages de l'arrière-pays niçois : modernisations, pauvreté et exode rural, désenclavement et apparition du tourisme.

  Source : www.wikipedia.org  
Sigale

En 1331, le roi Robert d'Anjou, comte de Provence, n'ayant pas d'héritier mâle, veut faire reconnaître comme héritières légitimes ses petites-filles, Jeanne et Marie. Le sénéchal de Provence, Philippe de Sanguinet, demande donc à tous les prélats, nobles et communautés de venir prêter serment de fidélité. C'est ce que fait à Avignon, le 15 avril, le syndic de Sigale Antoine Sigalon.

À la mort du roi Robert en 1343, c'est Jeanne d'Anjou qui monte sur le trône. La mort de son premier mari, André de Hongrie, en 1345, et son remariage avec Louis de Tarente, en 1348, vont entraîner une série de conflits exigeant des moyens financiers de plus en plus importants.

Le 10 octobre 1352, Jeanne et Louis, reine et roi de Jérusalem, de Sicile, comtes de Provence et de Piémont, déclarent que la ville de Grasse, les castrums et localités dépendant de sa viguerie feront toujours partie de leur domaine, ne seront jamais aliénés et ils confirment leurs privilèges. Jacques Michaelis, procureur de Sigale en obtient copie le 20 octobre 1353.

À l'été 1357 la Provence est mise à mal par les bandes de pillards d'Arnaud de Cervole, dit l'Archiprêtre. Elles sont suivies par celles du comte d'Armagnac venues les combattre, mais qui ne se comportent pas mieux. Si la région de l'Estéron ne semble pas avoir été touchée par ces bandes, elle a dû cependant payer les frais engagés pour les combattre.

Le 5 avril 1357, le notaire de Sigale, Raynaud Chabaud, se présente devant le vice-juge de la cour de Grasse pour protester contre les redevances supplémentaires qu'on a exigées de la population de la vallée de l'Estéron. En 1361 et 1364, les habitants de Sigale et de Roquesteron se plaignent des abus des gens du fisc.

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, la communauté de Roquemartine adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix.

Sigale suit le reste de la Provence orientale. Suivant l'exemple de Nice, les procureurs de Sigale et Roquesteron se donnent le 19 octobre 1388 au comte de Savoie (dédition de Nice à la Savoie), qui confirme les privilèges, les franchises et les droits de la commune. En 1399, la brouille entre les Grimaldi de Beuil et le comte de Savoie va amener les premiers à s'emparer du château de Sigale et de Roquesteron. En 1400, le conflit s'apaise et les châteaux sont rendus au comte de Savoie.

Administrée jusqu'en 1775 par trois consuls annuellement élus, un Conseil ordinaire (de douze membres), un bayle (c'est-à-dire un "bailli", juge de basse et moyenne justice, librement élu par le Conseil à partir de 1471), assisté d'un lieutenant-bayle, et par divers autres officiers municipaux (trésorier, regardateurs, pacificateurs, etc.). Des premières magistratures (consuls et bayle) émerge peu à peu une notabilité dont, à travers les délibérations communales et actes de justice, on peut suivre l'évolution entre le début du XVIe siècle et la première moitié du XVIIIe. À partir de la réforme sarde de 1775, la charge de consul (syndic), d'une durée de six mois à un an, ne sera plus dévolue qu'à une seule personne, choisie par ordre d'ancienneté dans le Conseil, le premier magistrat sera assisté de deux conseillers, d'un secrétaire et d'un lieutenant-juge.

Pour renflouer les caisses de l’État et renouveler la noblesse nissarde, Victor-Amédée II réévalue les impôts municipaux des communes du Comté (inchangés depuis la Dédition) et va inféoder celles qui sont incapables de racheter leurs droits. Sigale est ainsi donnée en fief en 1651 au sénateur Jean-Baptiste Blancardi (d’une famille originaire de Sospel), puis érigée en comté en faveur du capitaine Annibal Lea en 1664. En 1722, c'est le chevalier Ottavio Maria Blancardi qui devient comte de Sigale. Après être revenu au domaine royal, le fief est enfin vendu en 1760 à Giuseppe Vittorio Martini Ballayra di Cocconato, censeur de l’Université de Turin (dont la famille laissera quelques traces, notamment architecturales, à Turin, sous le nom de Martini di Cigala, qu’elle porte toujours). Mais ces inféodations, purement nominales, ne changeront rien aux libertés, aux biens (moulins et domaines) et aux impôts de la commune, qui ne verse aucune redevance féodale (hormis celles dues au vicaire du village et à l'évêque de Glandèves). De même le château restera possession du pouvoir central et le bayle, malgré une tentative connue d'intervention du seigneur, continuera de rendre la justice au nom du souverain.

Poste avancé des États de Savoie-Piémont puis de Sardaigne face à la France, Sigale fut, entre le XVIe et l'extrême fin du XVIIIe siècle, une petite place forte commandée par un capitaine-gouverneur. Du fait de sa position, elle fut plusieurs fois envahie par les Français. Outre les deux occupations qu'elle subit sous Louis XIV, la bourgade fut notamment mise à sac un jour et une nuit en 1793 par le 2e régiment des Volontaires de Lozère, lors de la conquête du comté par les troupes révolutionnaires françaises.

La bourgade, bien plus étendue qu'on ne le croirait aujourd'hui, était également le centre administratif et religieux de sa région, dite "Vallée de Sigale". Elle était à l'origine dotée de deux châteaux (Sigalon, au nord, et Sigale sur l'actuel emplacement de la Tour de l'horloge), correspondant aux deux villages originels, d'un ouvrage fortifié et d'une enceinte dont les vestiges permettent de se représenter l'extension. Le château était confié par le pouvoir central à un "Capitaine". La commune se dota dès 1583, c'est-à-dire après Peille et bien avant Nice, d'un système d'adduction d'eau couronné par une belle fontaine gothique, érigée par les consuls Anthoine Michaelis, Gabriel Orcel et Gabriel Thomel (voir "Monuments"), fontaine qui est aujourd'hui la plus ancienne du Comté avec celle de Peille. Elle possédait un mont granatique (prêt d'argent aux paysans pour l'achat de grains), un "Hôpital de charité" et une confrérie de Pénitents blancs. Au XVIIe siècle, on dénombrait à Sigale plusieurs ecclésiastiques, deux ou trois notaires, un médecin ou un chirurgien (tous deux formés par la Faculté de Nice) et plusieurs artisans (forgeron, maçon, etc.). En 1701, le rapport statistique de l’intendant Mellarede dénombrait à Sigale 197 chefs de famille, soit près de mille habitants.

Contrairement à ce qu'on peut lire ici et là, Sigale ne fut pas incorporée à la France lors du traité de Turin en 1760. La commune resta sarde jusqu'au rattachement définitif de 1860.

  Sources : www.wikipédia.org    

Vallée du Loup et de la Cagne...

Bar-sur-Loup (Le)

Raimbaud de Grasse (?-av.1351) fut chevalier et seigneur de Bar. Il obtint des postes dans des grandes villes provençales. En 1328, il est allé servir en Campanie, Charles, fils du roi Robert, contre l'empereur Louis de Bavière. En 1322, il acheta une partie de Mouans à dame Bora, femme de Raymond Cays, de Nice.

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, le seigneur de Bar, un écuyer de la famille de Grasse-Bar, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Grasse à la cause angevine, en 1386, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II.

    Source : www.wikipedia.org  
Bézaudun-les-Alpes

Le village apparaît dans un écrit de 1150 sous le nom de "Besaldu", et en 1200, comme "Castrum de Bezauduno".

La seigneurie a appartenu à Romée de Villeneuve. De son testament de décembre 1250 on peut comprendre que cette terre a d'abord appartenu, au moins en partie, à son frère aîné ou son neveu Arnaud. Il avait dû racheter leur part avant de vendre le fief à l'évêque de Vence.

En 1233, l'évêque de Vence échange le fief à Romée de Villeneuve contre une partie de Coursegoules.

Raymond Laugier devient seigneur de Bézaudun en 1236.

Louis Grimaldi de Beuil, évêque de Vence, vend en 1576 les dîmes, fours et moulins pour 600 florins.

Le 17 octobre 1793, les troupes sardes franchissent l'Estéron et attaquent Bézaudun pendant la bataille de Gilette.

Source : www.wikipedia.org

 

 

Cagne-sur-Mer

Cagnes semble apparaître au XIe siècle. De par sa proximité avec le fleuve Var qui sert de frontière entre le comté de Provence et celui de Savoie, il devient en 1388 un poste frontière important. Après avoir souffert de nombreux conflits frontaliers au XVIe siècle, la bourgade connaît une période de calme sous le règne de Louis XIII avant de subir de nouvelles invasions sous les règnes de Louis XIV et Louis XV.

Le territoire de Cagnes avant Cagnes

Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de Cagnes-sur-Mer a livré des traces d'occupations anciennes. Parmi elles, on citera notamment une exploitation agricole antique au Moulin de Cassol (près de la gare) et un atelier de céramique au lieu-dit Saint-Véran.

Le premier site se présente comme un petit bâtiment abritant des bassins liés à des pressoirs à raisin ou à olive pour produire du vin ou de l'huile. Il semble avoir fonctionné entre le milieu du Ier siècle et le IIIe siècle, bien que l'on ait aussi trouvé des céramiques du Ve siècle associées aux structures mises au jour.

À Saint-Veran a été mis au jour un four antique ayant produit des céramiques communes (casseroles, marmites...). Le mobilier associé se compose essentiellement de céramiques de l'Antiquité tardive (Ve siècle). On notera l'importance des importations d'Afrique du Nord antique et même de la mer Égée qui montrent le maintien des liens du littoral de la Gaule avec le reste de Méditerranée à cette période.

Le Haut de Cagnes

L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de son château. En effet, c'est en 1309 que Rainier Ier Grimaldi, coseigneur de Monaco, devient seigneur de Cagnes. Il fait bâtir le château Grimaldi qui deviendra bientôt une propriété de la branche des Grimaldi d'Antibes, jusqu'à la Révolution française. Au XVIIe siècle, Jean-Henri Grimaldi, marquis de Corbons et baron de Cagnes, sous la protection de Louis XIII et de Richelieu, transforme le château médiéval en une demeure confortable dans laquelle il mène une vie fastueuse. Mais lors de la Révolution française, la famille Grimaldi est chassée de la ville et se réfugie à Nice. Le château est laissé à l'abandon jusqu'à ce qu'un particulier le rachète et le restaure en 1875. Le dernier marquis de Cagnes et d'Antibes s'éteint en Belgique au XXe siècle.

Le Cros-de-Cagnes

À la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs viennent de Menton deux fois par an jeter leurs filets dans les eaux cagnoises. Ces dernières sont si poissonneuses qu'ils décident de s'installer définitivement sur cette côte, alors marécageuse, vite rejoints par des Cagnois qui abandonnent leurs activités agricoles. Le petit village ne cesse de prospérer grâce à la pêche, atteignant son apogée au début du XXe siècle avec une flotte de plus d'une centaine de pointus (nom donné aux bateaux de pêche locaux).

Source : wikipedia.org    
Colle-sur-Loup (La)

Au Moyen Âge les habitants de La-Colle-sur-Loup étaient intégrés à la commune de Saint-Paul-de-Vence. Avec l’agrandissement de St-Paul et la construction des nouveaux remparts sous François Ier, de nombreuses demeures ont été détruites et ils se déplacèrent au « bourg de La Colle ». Ce n’est qu’en 1792 que le bourg devint la commune de La-Colle-sur-Loup.

 

 

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Saint-Paul-de-Vence

C'est vraisemblablement entre le Xe et le XIIe siècle qu'un habitat se regroupe, autour de l'ancienne église Saint-Michel-du-Puy, au sud et à proximité du château sur la partie élevée de la colline.

Au Moyen Âge, la région est administrée par les comtes de Provence. Au XIIIe siècle, le comte Charles II accorde plusieurs privilèges à Saint-Paul, parmi lesquels celui d’organiser un marché hebdomadaire (1285). Au début du XIVe siècle, Saint-Paul acquiert de plus en plus d’autonomie et devient une ville prospère de commerçants et de notables. La ville devient le chef-lieu d’un important bailliage dont dépendent Tourrettes-sur-Loup, Villeneuve-Loubet, le Broc, Cagnes ou encore Bézaudun.

En 1388, Nice et sa région se détachent de la Provence pour se rattacher aux États du comte de Savoie. La frontière orientale de la Provence est alors redessinée pour se matérialiser par le cours inférieur du Var. Ce nouveau contexte confère à Saint-Paul une position stratégique : la ville devient une place forte frontalière pendant cinq siècles. Saint-Paul connaît une première campagne de fortification dans la deuxième moitié du XIVe siècle : la porte Nord de la ville, dite « Porte de Vence », remonte à cette muraille médiévale.

À l'époque des guerres d'Italie, la Provence est envahie à deux reprises par les troupes de Charles Quint : en 1524 Saint-Paul est occupée, en 1536 la ville est une nouvelle fois assiégée. Considérant la faiblesse de la frontière côté provençal et l’obsolescence des fortifications médiévales de Saint-Paul, François Ier décide en 1538 de doter la ville de nouveaux remparts, capables de résister à la puissance de l’artillerie. Cette enceinte bastionnée, élevée entre 1543 et 1547, est conservée dans son intégralité. Sur ses fronts nord et sud, quatre solides bastions protègent les deux portes de la ville.

Au XVIIe siècle, Saint-Paul connaît un rayonnement religieux grâce à l'influence d'Antoine Godeau, évêque de Vence. L'église, élevée au rang de collégiale, est agrandie et embellie. Saint-Paul connaît également un renouveau urbanistique grâce aux familles de nobles et notables qui construisent de somptueux hôtels particuliers, en particulier dans la rue Grande. Saint-Paul conserve sa vocation de place forte militaire, aussi Vauban vient-il inspecter les fortifications en 1693 et 1700.

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Tourrettes-sur-Loup

Le territoire de Tourrettes-sur-Loup, est riche en sites préhistoriques et protohistoriques (17 ont été recensés). En effet, dès le Paléolithique moyen, la grotte de la Baume Obscure et, surtout celle de Pié Lombard ont été fréquentées. L’occupation paléolithique de Pié-Lombard, datée d’environ 70 000 ans a également livré quelques restes d’homme de Néandertal.

Quelques traces d’installation des derniers chasseurs nomades (Épipaléolithique et Mésolithique, entre 11 000 et 6000 av. J.-C.) ont été identifiées à Pié-Lombard ou à Courmettes.

Beaucoup plus près de nous, dans le courant du Ve millénaire av. J.-C., on observe quelques traces de fréquentation des grottes par les pasteurs et paysans du Néolithique moyen (Chasséen) : Baume obscure, grotte de Schlumberger, petit abri du Vallon de la Tuilière.

La fin du Néolithique (3500-2000 av. J.-C.) n’est documentée que par des sépultures collectives, qu’il s’agisse de mégalithes (Dolmen de Camptrassier, fouillé au début du XXe siècle) ou de grottes (Baume Obscure, grotte du Sanglier).

La plupart de ces sites ont été réutilisés au cours de l’âge du bronze (2000-750 av. J.-C.) mais à la fin de cette période on remarque des traces de fréquentation humaine sur les hauteurs (Courmettes, Les Sabières II).

Enfin, trois enceintes semblent avoir été édifiées au cours de l’âge du fer. Deux d’entre elles se situent sur le sommet de la Colle de Naouriès et la dernière, sur le pic de Courmettes. Toutefois, les fragments de céramique non tournée, ramassés sur chacun des sites, n’autorisent pas une datation précise. Des structures pouvant s’apparenter à des habitats ont été observées à l’intérieur ou dans le voisinage de chaque enceinte, mais elles sont peu nombreuses. En outre, l’altitude des sites (1024 m et 1248 mètres), et la pauvreté du sol, rendent difficile une implantation humaine à l’année. Certaines particularités architecturales observées dans les murs de l’enceinte (présence d’un enclos, dimensions importantes des ouvertures), permettent d’envisager la pratique d’activités pastorales, sur ces sommets

La tradition locale veut qu'un oppidum celto-ligure se trouve sous le village actuel et se serait transformé en un camp romain occupé et ce jusqu'en 476. L'oppidum protohistorique n'est pas attesté. Quant à la présence d'un camp romain, on peut évoquer quelques blocs ouvragés en réemploi dans les murs du village, ainsi que quelques céramiques sigillées qui semblent évoquer le tracé possible d'une enceinte d'époque romaine.

On fait référence au site de Tourette en 1024, sous le nom de Castrum de Torretis. La ville s'organise autour du château et les maisons construites jusqu'au bord des ravins servent de remparts.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Tourrettes-sur-Loup, Guillaume de Villeneuve. Il obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans.

Lors de la dédition de Nice à la Savoie, en 1388, le village, possession des Grimaldi qui se sont ralliés à la Savoie, est confisqué par le comte de Provence et attribué à Guichard Villeneuve, dit Bâtard de Vence. Les Villeneuve, élevés au marquisat, conserveront ce fief jusqu'en 1789.

La population s'empare alors du château et en fait son hôtel de ville, ce qu'il est toujours. Le dernier marquis s'enfuit mais est assassiné à Vintimille.

Au cours de l'été de 1786, André Chénier, qui est alors sous-lieutenant dans le Royal Angoumois se rendant en Italie, fait avec les frères Trudaine, une halte chez le marquis de Tourrettes, dont il avait fait la connaissance, dans la ville d'Aix lors des réceptions données par le Président du Parlement de Provence : Monsieur de la Tour. Il fut invité au Château du Caire, avec d'autres invités comme l'abbé de Grimaldi, l'abbé de Vence, Monsieur de Rochechouart-Mortemart, le marquis Perier-Montacarrel, Madame de Constantin, l'abbé Baussy, maître Ferron, notaire.

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Villeneuve-Loubet

Les plus anciennes traces d'occupation sur la commune remontent à la Protohistoire avec un habitat dispersé sur plusieurs sites, mais les restes d'occupation les plus importants à l'heure actuelle remontent à l'âge du fer et surtout à la période romaine.

La commune a été constituée à partir de plusieurs territoires anciennement occupés au Haut Moyen Âge:

  • le Gaudelet dont le château est décrit comme étant détruit au milieu du XIIIe siècle mais qui semble remonter au plus tard au XIe siècle.
  • le Loubet, connu dès le XIe siècle, pourvu d'un habitat fortifié et d'une église au XIIe siècle
  • la Garde dont la première mention date du début du XIIe siècle et qui est décrit comme un habitat fortifié possédant deux églises au XIIe siècle. Le village est détruit au début du XIIIe siècle, puis reconstruit au lieu-dit Tour de la Madone, avant de disparaître à la fin du XIVe siècle.
  • Villeneuve fondée vers 1234 par Romée de Villanova d'une famille catalane, au service des comtes de Provence de la Maison de Barcelone qui cherchent à asseoir leur pouvoir en Provence orientale. Il fait ériger un château à l'emplacement de l'actuel château de Villeneuve-Loubet. Un village et une église sont attestés au début du XIVe siècle.
  • Saint-Andrieu dont l'origine a été évoquée plus haut et qui ne semble plus occupé au-delà du XIIIe siècle, à l'exception de la chapelle Saint-Andrieu fréquentée par les habitants de Villeneuve-Loubet jusqu'à la Révolution française. Cette dernière appartient encore à la commune.
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Vence

Le territoire de la commune de Vence a livré des indices d'occupation remontant aux époques les plus anciennes. Certaines grottes des baous semblent avoir été occupées au Paléolithique et au Néolithique. Certaines d'entre elles semblent avoir servi de bergerie ou d'abris de bergers durant l'âge du bronze et l'âge du fer. Elles sont aussi fréquentées durant l'Antiquité, le Moyen Âge et l'époque moderne.

On note l'existence d'habitats fortifiés (oppidums) sur certaines hauteurs. Le plus grand nombre est occupé à la fin de l'âge du fer, les fouilles sur le site du Baou des Noirs ont cependant livré des traces d'occupation remontant à la fin de l'âge du bronze et au premier âge du fer. Le Baou des Blancs semble fondé à la fin de l'âge du fer, mais fait l'objet d'une réoccupation importante durant l'Antiquité tardive.

Avant la conquête des Alpes par Auguste et la création de la province des Alpes-Maritimes dans le dernier quart du Ier siècle av. J.-C., le territoire de Vence est sous le contrôle de la tribu des Nerusii dont le nom apparaît sur le Trophée des Alpes avec celui des autres tribus locales vaincues par Auguste.

À partir de l'ère chrétienne, Vence est fondée et devient chef-lieu de cité. Les restes antiques de la cité de Vence sont très mal connus à l'exception des bornes milliaires délimitant la voie romaine via Ventiana, et des inscriptions majoritairement mises au jour dans le sous-sol du centre ville et actuellement intégrées à la maçonnerie de la cathédrale de Vence datant des XIe et XIIe siècles dans sa forme actuelle.

Fondée par les Ligures, puis cité romaine de Vintium, elle vit croître sa puissance avec le christianisme et devint une importante ville épiscopale à partir du IVe siècle.

Au Ve siècle, Vence possède un évêché sous le règne de l'empereur Constance III. Le premier évêque de Vence dont l'existence est avérée est Severus (419-442). D'après la tradition locale fondée sur des sources ecclésiastiques, la cathédrale aurait été édifiée à l'emplacement du temple de Mars Vintius dont l'existence est attestée par une inscription.

En 973, à la suite de la victoire de Guillaume Ier de Provence contre les Sarrasins à la Bataille de Tourtour, celui-ci nomme l'un de ses capitaines, Léotger Ruffi ou Laugier le Roux, Comte de Cagnes et de Vence et lui offre la main de sa fille Odille. Le fils de Léotger, Raimbaud, n'ayant pas eu de descendance mâle, le comté revint au Comte de Provence en 11896. C'est à cette époque que fut fondée une commanderie templière, la commanderie Saint Martin7, sur le territoire de la commune sur le Baou des Blancs.

Par le jeu du partage de l'empire de Charlemagne, Vence et la Provence sont rattachées au Saint-Empire romain germanique. En 1191, l'empereur Henri VI accorde à la république de Gênes la ville et le territoire de Monaco, ce qui conduira à la rébellion contre les comtes de Provence dans la ville de Nice. Le 6 juillet 1215, le parti des aristocrates niçois prend le contrôle de Nice et proclame l'indépendance de la ville par rapport au comte de Provence. En 1228, inquiète de la nouvelle influence acquise par Raimond Bérenger IV ou V de par son mariage avec Béatrice de Savoie, la ville de Nice conclut une alliance avec les villes de Grasse et de Draguignan et signe une convention avec la république de Pise. En réaction, le comte de Provence Raimond Bérenger IV ou V envoie son armée commandée par Romée de Villeneuve, viguier et baile de Provence. Il soumet Nice en 1229 et Vence en 1230. En 1231, il fera construire les remparts de Vence.

Durant les Guerres d'Italie, la cité ainsi qu'une grande partie de la provence passera sous la domination des troupes de Charles Quint. La légende rapporte qu'en 1538, présent dans la région pour la signature de la Paix de Nice, François Ier visite Vence et offre à ses habitants un Frêne encore visible de nos jours sur la place du même nom .

Jusqu'à la Révolution française, la cité vécut sous la domination des barons de Villeneuve, dont Romée de Villeneuve fut le fondateur de la lignée de Vence, et de ses évêques qui étaient co-seigneurs de Vence.

Parmi ses nombreux évêques, il y eut un pape, Paul III, deux académiciens, Godeau et Surian et trois saints, Prosper, Véran et Lambert. La Révolution chassa le dernier évêque, Mgr Pisani, qui refusa de prêter serment sur la Constitution, et supprima l'évêché.

Henri Matisse s'installe à Vence, villa « Mon Rêve » en 1943, il y conçoit tout l'intérieur de la chapelle du Rosaire de Vence dite aussi « Chapelle Matisse ». L'artiste Jean Vincent de Crozals sert de modèle pour les dessins du Christ de Matisse dans la chapelle.

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